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Epoqu’Auto 2016 à Lyon : Aston Martin, so british !

Aston Martin DBS
Aston Martin DBS

Impossible, même pour les profanes, d’ignorer le nom d’Aston Martin. Depuis que James Bond est passé par là, cette vénérable anglaise aujourd’hui âgée de 103 ans est un mythe pour les cinéphiles. Une notoriété exceptionnelle donc, mais qui ne rend pas justice à cette véritable légende de l’histoire automobile britannique. Car plus que la voiture de prédilection du plus célèbre agent secret de sa Royale Majesté, Aston Martin est un véritable joyau de la couronne. Une de ces petites sportives racées puis GT qui ont marqué des générations de gentlemen driver.

Aston Martin DB5 - James Bond - Goldfinger
Aston Martin DB5 – James Bond – Goldfinger

Expo Aston Martin à ne pas manquer à Epoqu’Auto

La première Aston Martin a vu le jour en 1913 à Gaydon, dans le Warwickshire. À l’origine, les deux fondateurs de la marque, Lionel Martin et Robert Bamford, ont pour ambition de concurrencer Bugatti. Pour cela, ils s’appliquent à produire une voiture taillée pour la compétition, capable de rouler jusqu’à 115 km/h. Leur ambition est rapidement assouvie, puisque Lionel Martin remporte dès 1914 la course de côte d’Aston Clinton. La première guerre mondiale sonne comme un coup d’arrêt et l’entreprise est proche de la faillite. Elle est finalement sauvée grâce au secours financier d’un riche mécène polonais, le comte Louis Zborowski.
Aston Martin reprend dès lors sa marche en avant et le 24 mai 1922, la « Bunny » bat le record du monde en roulant pendant plus de 16 heures à une moyenne de 125 km/h. L’entreprise n’échappe pourtant pas, une fois de plus, à ses difficultés financières récurrentes et en 1925 elle est mise en liquidation. Une nouvelle fois, cependant, la solution se présente sous la forme d’un repreneur. Cette fois c’est Augusto César Bertelli qui prend les commandes à l’automne 1926. La saga peut redémarrer.

L’histoire se répète pourtant au lendemain de la seconde guerre mondiale. Pour échapper à la disparition, Aston Martin doit changer de mains une fois de plus en 1947. L’entreprise est alors rachetée par David Brown, un gros industriel, qui lance la marque sur le créneau des voitures de grand tourisme en s’appuyant sur le moteur Lagonda, dont il est déjà propriétaire. La DB2 est créée à cette époque. Il installe l’usine à Newport Pagnell et Aston Martin reprend le cours de ses victoires en course.

Aston Martin DB2
Aston Martin DB2
Aston Martin DB2
Aston Martin DB2

En 1948, Aston Martin remporte la célèbre course belge des 24 heures de Spa. En revanche, la Formule 1 se refuse au constructeur anglais, qui fait des passages sans succès et sans lendemain sur les circuits en 1956 et en 1959. Dans la foulée, sortent les DBR, les voitures de course qui feront la renommée de la marque sur les circuits, notamment en remportant trois fois consécutivement les 1000 km du Nurburgring et en triomphant aux 24 heures du Mans en 1959. Dans la foulée, sort la DB4, modèle précédant la DB5, qui sera rendue célèbre par sa première apparition dans un film de James Bond : Goldfinger.

Aston Martin DB4
Aston Martin DB4
Aston Martin DB4
Aston Martin DB4

De la compétition au Grand Tourisme

La sortie de la DBS, en 1967, marque le dernier coup d’éclat de la marque avant une longue traversée du désert. Plus large que la moyenne, très plate et équipée du 6 cylindres 4.0L de 283 ch, elle se dote d’un nouveau moteur V8 tout en aluminium de 5.3L de 315 ch. Cette Aston Martin se caractérise par de nombreuses avancées techniques, notamment au niveau des suspensions. Mais cinq ans plus tard, David Brown vend Aston Martin à une consortium de financiers, qui doit baisser pavillon dès 1974. Les actifs sont alors repris en 1975 par une société composée d’hommes d’affaires des États-Unis, du Canada et d’Angleterre. Les nouveaux modèles qui viendront épauler la DBS, rebaptisée AMV8 après 1972, ne connaîtront pas le même succès. La marque changera à nouveau de mains et finira par tomber dans l’escarcelle de Ford en 1987, en même temps que Jaguar.

Aston Martin DBS
Aston Martin DBS
Aston Martin DBS
Aston Martin DBS

« Pendant 20 ans, Ford a renouvelé la gamme d’Aston Martin et en fait une marque rentable », souligne Yves Brenier, président du Club Aston Martin France. Une période de stabilité qui s’achève avec l’arrivée de la crise en 2008. Le constructeur américain doit alors céder ses marques de prestige européennes, dont Aston Martin et Jaguar. Celle-ci atterrit entre les mains d’un consortium où l’on retrouve des financiers anglais et moyen-orientaux. Mais faute de moyens financiers, les actionnaires ne font pas évoluer les modèles et les voitures qui sortent peinent à trouver leur place face à la concurrence des autres sportives. « L’année dernière, la filiale sportive de Mercedes, AMG, est entrée au capital. Cela devrait permettre de moderniser les moteurs et donc de booster l’activité pour assurer un avenir meilleur », espère Yvres Benier.

Car pour ces admirateurs de la marque – dont nous sommes -, « Aston Martin a le charme des vieilles marques. Il est en revanche regrettable que le marché soit devenu complètement fou. Les Aston Martin ont vu leur prix s’envoler ces dernières années, d’abord avec les DB4, DB5 et DB6, puis cela a entraîné les DB2. La voiture ancienne est aujourd’hui considérée comme un placement financier et de ce fait, on voit arriver des gens qui ne sont pas passionnés par un modèle, mais qui veulent juste s’en servir dans un but de spéculation. » Une tendance qui pourrait encore se renforcer à l’avenir, si la DB11, qui fera ses premiers tours de roues en France à l’occasion d’Epoqu’Auto, rencontre le succès de ses célèbres devancières. Aux plus belles années de la marque, dans les années soixante, la production d’Aston Martin était de l’ordre de 300 à 400 voitures par an. Aujourd’hui, quelque 5 000 voitures sortent d’usine chaque année.

Aston Martin AMV8 Vantage Volante
Aston Martin AMV8 Vantage Volante
Aston Martin AMV8 Vantage Volante
Aston Martin AMV8 Vantage Volante

La plateau présent à Epoqu’Auto cette année se composera d’une vingtaine d’Aston Martin :
• 2 DB2 CABRIOLET, 1953
• 1 DB2/4, 1955
• 1 DB4, 1961
• 2 DBS VANTAGE, 1968
• 1 AMV8 VOLANTE (CABRIOLET), 1981
• 1 AMV8 VANTAGE, 1984
• 1 DB7 VANTAGE, 2000
• 1 DBT GT, 2003
• 1 VANQUISH, 2008

Aston Martin DB7 GT
Aston Martin DB7 GT
Aston Martin DB7 GT
Aston Martin DB7 GT

Par ailleurs, l’usine Aston Martin devrait prêter un ensemble de voitures exceptionnelles telles que :
Vulcain
• One-77
V8 Vantage LMGTE FIA WEC
• DB10 JAMES BOND – la vraie, pas le show car
• DBS « The Persuaders (Amicalement Votre) »
• DB5 JAMES BOND

Aston Martin DBS
Aston Martin DBS – “The Persuaders”
Aston Martin DBS
Aston Martin DBS – “The Persuaders”
Aston Martin DBS
Aston Martin DBS – “The Persuaders”
Aston Martin DBS
Aston Martin DBS – “The Persuaders” Tony Curtis et Roger Moore
Aston Martin DB10 James Bond - Spectre
Aston Martin DB10 James Bond – Spectre
24 Heures du Mans 2016 - Course/Race - Raphael Dauvergne - LMGTE
24 Heures du Mans 2016 – Course/Race – Raphael Dauvergne – LMGTE
Aston Martin Vulcan - Spa Francorchamps - Joris Clerc
Aston Martin Vulcan – Spa Francorchamps – Joris Clerc

Epoqu’Auto 2016, c’est à Lyon du 4 au 6 novembre, à Eurexpo. Plus d’infos sur http://epoquauto.com/

Source CP Epoqu’Auto

A propos de l'auteur

Pierre Henri Brautot (@PH_Brautot)

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