Essais McLaren

Essais Mclaren 720S et GT : Grand Tourisme ou Grand Sport ? (Partie 2)

Mclaren 720S Spyder, Avant.
© Jpog.photographie

Pour la reprise des essais suite au confinement, voici un essai exceptionnel que nous vous proposons. Non pas une, mais deux McLaren !
Nous avons, en effet, été convié à un événement durant lequel nous avons pu prendre consécutivement le volant de la McLaren GT puis de sa sœur 720S. Récit.

Année exceptionnelle, événement exceptionnel.

Si vous ne l’avez pas lu dans la partie 1 de cet essai (lire ici), petit aparté avant de commencer les essais pour vous raconter le contexte de ceux-ci. Après l’arrêt brutal des activités que nous avons connu en ce début d’année, les journalistes ainsi que les constructeurs se sont vus contraint d’annuler la plupart des essais prévus jusqu’à mi-2020.

Fort de ce constat, Alexandre Lenoir ainsi que Nicolas Heidet, représentant de l’Association des Médias Auto et Moto (AM-AM), ont décidé de mettre en place l’événement “On the road again“. Un rassemblement qui regrouperait de nombreux constructeurs et journalistes dans un même lieu afin que ces derniers puissent découvrir un maximum de nouveautés sur 2 jours (lire notre article ici).

Rencontre AM-AM On the road again
© Soufyane Benhammouda / AMAM

Rencontre AM-AM On the road again

© Soufyane Benhammouda / AMAM

 

Schtroumpf mobile !

A peine remis des émotions de la voiture la plus puissante que j’ai conduit de ma vie, il est temps de monter dans encore plus puissant ! Voici à ma disposition la McLaren 720S Spyder (lire présentation ici) !

Mclaren 720S Spyder, Avant.
© Jpog.photographie

Dès l’ouverture de la porte on ressent directement le changement d’ambiance par rapport à la GT. Ici fini le cuir, l’aluminium, ici tout est paré d’alcantara ou de carbone ! J’enjambe le seuil de porte en carbone et me laisse glisser (tomber) dans le baquet fixe en alcantara. Par rapport à la GT, le réglage sera nettement plus rapide puisque pour être ultraléger, il n’y a que le réglage d’avance, mécanique, disponible. La pluie n’est pas là et je garde donc le toit rangé pour profiter au maximum du son du V8.

Mclaren 720S Spyder, intérieur.
© Jpog.photographie

La sortie de l’hôtel s’effectue encore une fois en douceur grâce à la boite double embrayage à 7 rapports, même si on sent dors et déjà que la direction est plus directe, et avec une assistance un peu moins marquée.

Je roule en 720S !

En sortant de l’hôtel, un père et ses deux fils sont là pour photographier cette spectaculaire McLaren. L’occasion pour moi de mesurer ma chance de rouler dans une telle voiture. Ce sera peut-être la seule fois de ma vie que j’aurais entre les mains un tel bolide, alors que je vais savourer chacunes de ces 30 minutes.

Mclaren 720S Spyder, arrière.
© Jpog.photographie

Coup d’accélérateur, le V8 hurle déjà ! Normal, j’étais repassé en neutre. Faux départ, ce qui ne manquera pas de faire rire le père et ses enfants.

Mclaren 720S Spyder, Avant.
© Jpog.photographie

1ère. Cette fois c’est bon, je suis sur la route et la boite passe très vite en 6ème à 50 km/h. Cela a le mérite de montrer que le V8 est particulièrement élastique. Une entrée sur une double voies se profile, rétrogradage en 2ème et même recette qu’avec la GT, pied au plancher !

 

La claque !

Ma tête est projetée contre l’appui tête et tout autour de moi s’accélère, le témoin d’antipatinage allumé jusqu’en zone rouge ! Passage de la 3ème, instantané, une déflagration claque dans l’échappement. On relâche, il faut que je reprenne mes esprits.

McLaren 720S Spyder roulage.
Comment une voiture aussi rapide que la GT peut me paraître lente désormais. La 720S fait 100ch de plus et 100kg de moins que la GT. Pour autant, le ressenti est incroyablement différent. La 720S semble si sauvage en comparaison !

Mclaren 720S Spyder, roulage.
© Soufyane Benhammouda / AMAM

Sur les petites routes de campagne, je suis surpris de voir que la suspension de la 720S est presque aussi confortable que celle de la GT. Mais je crois que je suis accroc à ce moteur, je retente l’expérience.
Encore une fois, la poussée me renvoie dans mon siège et il est difficile d’en décoller sa tête tellement l’intensité de l’accélération est forte ! Pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression que c’est le paysage qui recule et ma vision périphérique se brouille tellement la mise en vitesse est hallucinante !

 

Mais ? C’est en vente libre ces voitures ?

L’expérience de rouler une telle voiture sur une route standard est véritablement hors du commun. Les performances sont d’un autre monde (0 à 200 en 7,9s) et grâce à l’électronique, cette 720S Spyder est domesticable même quand on est pas un pilote.
Encore une fois la pédale de frein fait très course et est particulièrement dure. Par contre, quand les freins mordent les disques carbone/céramiques, que l’aileron se lève en aérofrein, je peux vous dire qu’on a littéralement l’impression que le pare-choc va frotter le bitume !

Mclaren 720S Spyder, Avant.
© Jpog.photographie

Au niveau du châssis, difficile de juger du comportement tellement le niveau est relevé et les routes plutôt rectilignes. Néanmoins, en descendant de la GT, je peux noter des différences.
Pour synthétiser, tout parait plus direct dans la 720S. La direction est plus ferme et remonte beaucoup plus les irrégularités de la route. A chaque virage, le train avant se place directement et ne semble pas pouvoir sous-virer un jour. J’imagine que l’arrière peut devenir très joueur avec la puissance à disposition, mais je ne vais pas vous cacher que je n’ai pas testé !
Cette configuration s’affiche avec les options à environ 400 000 euros, ce qui, associé à mon incompétence en manière de drift, aura fini de me convaincre de rouler sans glisser. McLaren propose quand même un ESP avec angle de dérive programmable pour les adeptes de Drift sécurisés.

Mclaren 720S Spyder, arrière.
© Jpog.photographie

L’heure de rendre les clés.

La journée touche à sa fin et je reviens vers le château. Le staff McLaren m’attend un grand sourire aux lèvres, sûr de leur effet. Et ils peuvent ! Mais quelles machines !
J’ai vraiment vécu un rêve éveillé pendant ces 2 essais et le sommeil a été dur à trouver le soir, tellement j’étais submergé de sensation. Je ne compte plus les jurons que j’ai pu éructer durant ces roulages, preuves s’ils en étaient, que ces voitures sont totalement exceptionnelles. Accessibles (à la conduite…), ultra-puissantes, ultra-sensationnelles, le tour de force réalisé par McLaren est énorme. Garder un V8 Bi-turbo aussi sonore et avide haut régime est juste génial.

Mclaren 720S Spyder, Avant.
© Jpog.photographie

Merci de continuer à faire des supercars inutiles. Merci de continuer à nous faire rêver, baver devant ces bolides. A l’heure où les voitures thermiques sont en passe de devenir des objets de musée, savourons ces dernières pépites d’ingénierie foncièrement déraisonnable mais foncièrement désirables !

Whaou !

Retrouvez l’essai de la Mclaren GT par ici !

Merci à l’AMAM et à Mclaren France pour ces beaux moments.

 

 

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