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Essai Mazda CX-30 : Le plus beau des SUV compact ?

Une fois n’est pas coutume, c’est un SUV que nous vous proposons à l’essai cette semaine. Car vous êtes peut-être plusieurs dans ce cas, mais on ne peut pas toujours rouler au quotidien avec nos voitures plaisir. Il faut donc alors trouver un “daily” et c’est là, que ce Mazda CX-30 devient une proposition intéressante. Mazda nous a donc invité à découvrir son nouveau modèle sur les belles routes catalanes. En voiture !

Le chaînon manquant.

La gamme des SUV Mazda manquait d’une offre intermédiaire entre le petit CX-3 et son grand frère CX-5. C’est donc chose faite avec ce nouveau CX-30. D’un gabarit similaire, il se place en concurrent des Peugeot 3008, ou encore Seat Ateca. Les SUV représentant la plus grosse partie des ventes de Mazda, l’objectif de ce nouveau CX-30 est clair, devenir un des best-seller de la marque.

Voici l’essai vidéo pour les plus impatients !

 

Le design Kodo à maturité

 

Je pense qu’on ne peut pas le nier, le design des derniers modèles du constructeur japonais est particulièrement séduisant. Les jeux de courbes sans artifices leur procurent du dynamisme et une belle élégance à la fois. Ce qui n’a pas manqué d’être remarqué par les professionnels du milieu puisque le constructeur a reçu le très prestigieux prix du designReddot Award” pour leur dernière Mazda 3.

Sur ce nouveau CX-30, on retrouve donc ce design Kodo (l’âme du mouvement) sur le traitement de la carrosserie. Ce nouveau venu possède une face avant nerveuse avec sa calandre chromée et ces deux cils sous les phares, eux même très effilés.

Je trouve le profil très réussi, mêlant nervosité et robustesse avec une ceinture de caisse haute et plongeante. Le travail sur le flanc qui crée un reflet en S est juste splendide. Par ailleurs, c’est la parfaite illustration que l’on peut faire un dessin sportif sans user d’arêtes saillantes ou ajout de chrome. Les parties plastiques noires, très courantes sur les SUV modernes, aident à alléger ce profil de manière à faire “flotter” les parties peintes.

A l’arrière, la lunette haute et étroite donne un aspect massif à l’ensemble. Mais encore une fois, Mazda a su appliquer sa doctrine Kodo et donc animer cette partie de carrosserie imposante. Cela crée de nouveau de jolis reflets lorsque la voiture roule.

Comme vous l’avez compris, le design de ce nouveau modèle est, à mon sens, une vraie réussite, et possède une vraie identité qui se démarque de la concurrence.

 

Un intérieur bien pensé

A l’intérieur, on retrouve une planche de bord inspirée de celle la Mazda 3 et sa planche effilée. On retrouve donc sur le dessus une casquette en matériau noble (ici, sur notre modèle d’essai, du véritable cuir marron à surpiqûres blanches, très doux ), puis une bande comprenant le poste de conduite et les commandes de climatisation. Il n’y a pas grand chose à dire au niveau de la finition, tout est sérieux, robuste et aucun bruit parasite ne se fait entendre.

Vous noterez le format original de l’écran de l’ordinateur de bord, très panoramique. A ce propos, plusieurs de mes collègues lui ont reproché de ne pas être tactile. C’est un choix délibéré de Mazda en faveur de la sécurité. Le constructeur juge en effet très distrayant le fait d’avoir à toucher un écran en roulant. Ils ont donc fait le choix d’avoir un système à molette assez intuitif. Combinez à cela l’excellente fluidité du système d’infotainment et très vite, l’absence de tactile se fait oublier.

Pour ce qui est des équipements, la voiture en possède beaucoup de série dès l’entrée de gamme et il ne manque pas grand chose, hormis peut-être un toit en verre, fort appréciable pour les passagers arrières. Notez néanmoins qu’un toit ouvrant est disponible. Les équipements de sécurité sont très nombreux, alerte et correction du changement de file, régulateur adaptatif, surveillance de l’endormissement et/ou de l’inattention du conducteur grâce à une caméra infrarouge, etc… De quoi transporter la famille en toute sécurité !

L’espace à bord est conséquent et on ne sent pas à l’étroit. On peut juste regretter que la banquette arrière ne propose pas trois vraies places, vu la vocation familiale de la voiture. Comme souvent, le passager central sera quelque peu puni avec une assise plus haute et plate. Malgré un gabarit extérieur plus compact (4,39m de long), Mazda annonce une habitabilité équivalente au grand frère CX-5.

 

Un comportement routier particulèrement dynamique !

 

Je vous vois piaffer d’impatience, on est sur Automotivpress et ce qui nous intéresse, ce sont les sensations de conduite. Patience, j’y arrive.

La gamme se composera de 3 moteurs Skyactiv, 2 essences de 2.0l de 122ch et 180ch et un diesel de 1,8l de 116ch. Lors de cette présentation nous avons pu prendre le volant de chacune des versions.

Pour débuter, nous avons pris le volant du moteur diesel. Même si ce carburant a mauvaise presse en ce moment, il reste une offre nécessaire pour les gros rouleurs et possède une bonne filtration des gaz pour le rendre propre (NEDC corrélé 116gr de Co2).
Avec son couple de 270nm, il déplace sans difficulté les 1347 kg du SUV et propose un bon silence de fonctionnement (qualité commune à tous les CX-30). Lors de notre essai, nous avons obtenu une consommation de 6l/100km avec une conduite dynamique.

Par la suite, nous avons pris place aux commandes de la version essence 122ch en boite automatique cette fois. La première chose qui frappe en démarrant ce moteur, c’est l’absence de bruit ou de vibrations, à croire que nous sommes dans une version hybride !
La mise en mouvement est douce et la boite égrenne les 6 rapports en douceur assez rapidement. De ces premiers kilomètres se dégage une ambiance très calme et sereine, apaisante même. Se présente alors à nous une route sympathique avec de nombreux virages. Nous allons enfin pouvoir nous faire un avis sur le comportement de ce SUV. Passage de la boite en mode manuel, les palettes sous les doigts, c’est parti !

On rétrograde 3 rapports (oui le moteur ne fait que 122ch pour rappel et 216nm à 4000tr/min) pour avoir une bonne relance et on attaque les premiers virages. Et là surprise, le train avant s’inscrit extrêmement bien et l’arrière suit sans broncher. Beau dynamisme !
Le travail des suspensions est très bon et les mouvements de caisse très bien maitrisés. Même en appui, la voiture n’est pas déséquilibrée par une irrégularité de la route. Les pneus se font entendre et nous signalent “qu’ils ne sont pas venus là pour souffrir“. Mais cette route nous a réellement permis d’avoir un aperçu du châssis. Le moteur manque un peu de puissance pour cet usage, mais soyons honnête, on achète pas un SUV pour attaquer sur une route de montagne donc on lui pardonne. La consommation, malgré cette montée dynamique, en ressort à 6l/100km, ce qui est très peu !

Le moteur de 180ch était, quant à lui, disponible en avant-première pour une courte boucle. Pour rappel, il s’agit du nouveau moteur Skyactiv-X qui allie pour simplifier, la combustion par compression du diesel dans un moteur essence : un moyen d’utiliser le meilleur des deux mondes en quelque sorte.
Ainsi, ce moteur essence bénéficie d’un taux de compression de 16:1 ! Tout ce travail profite aux consommations et à la propreté du moteur. Résultat, les consommations tournent autour de 6,5l/100km (en utilisation mixte réelle) et un malus maximum de 113eu (selon la transmission, manuelle ou auto et 2 ou 4 roues motrices). Très honorable pour un 2.0l atmo de 180ch !
Pour ce qui est des sensations, même si l’augmentation de puissance et de couple (légère mais plus tôt, 224nm à 3000 tr/min), se sent, elle ne métamorphose pas les relances pour autant. Habitué au moteur suralimenté de la concurrence, on aurait envie d’un peu plus de pêche à bas régime.

 

Un outsider de choix

A l’heure de rendre les clés, l’impression est très positive sur ce nouveau Mazda CX-30. Doté d’un très beau design et d’une personnalité forte, il se pose à coup sûr comme une offre à considérer sur le marché (saturé) des SUV. Avec un prix d’appel à 26 500eu, et de nombreux équipements de série, il constitue un choix original et raisonnable.
Pour ma part, la version qui m’a le plus séduite, est la version essence 122ch associé à la boîte automatique. Ce véhicule se destinant à un usage quotidien et familiale, la tranquillité du moteur et de la boîte se prêtent tout à fait à cet usage. Ce n’est pas un véhicule de sport, et cette association permet donc de rouler serein, dans le confort.
Alors si ne voulez pas rouler dans le même Peugeot 3008 que votre voisin, faites un saut à la concession Mazda du coin pour vous faire votre opinion.

Merci à Mazda France pour son invitation.