Essais Renault

Essai Renault Clio 5 1.0 et 1.3 Tce : La même en mieux ?

Cette année 2019 s’annonce riche en lancement important. Renault et Peugeot décide de remplacer leurs 2 Bestseller de la catégorie B, la Clio et la 208. C’est Renault qui dégaine en premier, et nous invite à découvrir le cinquième opus de sa légendaire Clio. En route pour le Portugal et la région d’Evora !

 

 

Qu’est-ce qui change ?

 

Renault Clio 5 RS Line, 1.3l Tce, blue Iron.

Et bien en fait, tout. Même si certains étaient restés sur leur faim lors de la présentation à Genève (moi le premier), la Clio 5 change à tous les niveaux. Nouvelle plateforme “CMF-B“, nouveaux moteurs à faibles émissions, intérieur inédit, tout est différent.

Renault Clio 5 RS Line, vue arrière.

Commençons par le style extérieur. Malgré la ressemblance avec la Clio 4, le nouveau style de cette 5ème version présente des évolutions bienvenues. Il parfait le style de la précédente qui inaugurait, pour sa part, un design plus émotionnel avec les ailes arrières galbées, les poignées de porte arrière masquées. Renault a su garder ces éléments forts et séduisants, tout en modernisant le dessin. On notera, par exemple, les nouveaux phares LED qui s’accordent désormais avec le reste de la gamme et cette signature en C. A l’arrière, on retrouve aussi de jolis feux LED ainsi qu’un seuil de coffre réhaussé pour faire baisser les primes d’assurance en cas de petits accrochages, et ainsi n’avoir que le pare-choc à changer (Et oui, parlez-en à votre assureur au moment de vos devis !).

Par contre, l’ouverture du coffre se situe au dessus de la plaque d’immatriculation. Ce qui est, certes, profitable à l’esthétique en évitant une découpe disgracieuse, mais pas agréable puisqu’en permanence sale.

Renault Clio 5 Intens, Orange Valencia, vue arrière.

Selon les versions, on retrouve une nervure latérale singeant des ouïes d’évacuation d’air chaud du moteur (vous savez, comme sur la Clio 3 RS…). Personnellement, si je la trouve légitime et bien intégrée sur la RS Line grâce à un insert en chrome, je trouve l’effet moins réussi sur les autres niveaux de finitions (voir photos de la finition Intens Orange). Mais ceci n’engage que moi, puisque plusieurs de mes confrères semblaient eux l’apprécier.

Renault Clio 5 RS Line, Insert chrome sur l’aile.

Cette nouvelle Clio améliore aussi grandement son aérodynamisme et présente le meilleur Cx de la catégorie, grâce à la nouvelle plateforme au soubassement entièrement caréné et une ligne de toit abaissée de 48mm au niveau de la pointe de l’aileron. Ajoutez à cela des voies arrières rétrécies et vous obtenez une Clio très efficiente.

Renault Clio 5 RS Line, profil bord de mer.
Vue sur l’océan Atlantique au dessus de Setubal, Portugal.

 

A l’intérieur

 

Vue conducteur Renault Clio 5 RS Line intérieur.

Rentrons désormais dans l’habitacle entièrement repensé. Renault a écouté les retours de ses clients sur la Clio 4 et a décidé d’entièrement revoir sa copie pour l’intérieur. Ainsi, vous retrouvez une planche de bord à la courbure redéfinie et une miniaturisation de chaque élément afin de gagner de précieux millimètres profitant à l’habitabilité. Ces travaux se révèlent efficaces puisqu’on se sent à l’aise dans cette citadine. Le dessin de la planche de bord apparaît agréable et l’ergonomie bien pensée.

Renault Clio 5, Planche de bord finition Intens.

Même si je n’ai jamais été très fan du grand écran vertical qui manque d’intégration à mon goût ; Je dois reconnaître que son positionnement en hauteur est plutôt judicieux et à l’usage, pratique à manipuler sans quitter la route des yeux. Le nouvel écran de 9.3 pouces ne souffre d’ailleurs d’aucunes critiques avec une très bonne résolution. Les pixels sont invisibles, le contraste très bon et une bonne réactivité. Ce qu’on attend d’un système d’infotainment moderne.

 

 

A la découverte des belles routes du Portugal.

 

Renault Clio 5 RS Line sur un pont en métal.

C’est sous un soleil de plomb et 34 degrés dans l’air que nous débutons cet essai sur les routes aux abords de Setubal. Vous nous connaissez, et j’ai donc sauté sur la version la plus puissante du jour, c’est à dire la 1.3l Tce 130, boîte EDC7 et finition RS Line. Moi-même propriétaire d’une Renault Sport, c’était plus fort que moi.

Renault Clio 5 RS Line Blue Iron, en action sur la route.

Pour ce qui est de l’esthétique, la présentation est flatteuse avec cette belle teinte Blue Iron et ces jantes “Magny-cours” en 17 pouces. A l’intérieur idem, l’ambiance se veut un plus sport avec une sellerie cuir à double surpiqûres rouge et blanche du plus bel effet. Sur une finition sportive, on aurait apprécié un peu d’alcantara pour améliorer le maintien. Reste que ces sièges, en plus d’être beau, sont confortables et maintiennent bien. A noter un détail, mais les nouveaux appuies-têtes ultra-fins ajoutent beaucoup au style du siège et dégage un peu l’espace depuis l’arrière. Le nouveau volant au dessin très joli possède un toucher moelleux appréciable. Pour parler un peu tarif, sachez que cette version RS Line débute à 24 100 euros.

Renault Clio 5 RS Line 1.3l Tce Blue Iron, village portugais, porche d’église.

Comme dit plus haut, cette Clio 5 inaugure des nouveaux moteurs turbo essence. Cette version RS line possède le 1.3l Tce de 130Ch et 240nm de couple (à 1600 tr/min). La version d’essai l’accouplait à la boite à double embrayage EDC7.

A propos de la boîte j’ai trouvé qu’elle lissait un peu trop les sensations du moteur. Bien qu’efficace en mode automatique, fonctionnant sans à-coups. En mode manuel, elle apparaît moins séduisante. En effet, il nous est plusieurs fois arrivés d’attendre un petit délai pour que le rapport passe, notamment au rétrogradage. Le mode manuel, qui d’ailleurs ne s’active pas au levier mais par une pression longue sur une palette, est un peu déconcertant. Au final, il est plus simple de laisser la boîte gérer seule les vitesses et mettre la voiture en mode Sport dans le menu My-Sense de l’ordinateur de bord.

Renault Clio 5 RS Line dans un village portugais.

Pour ce qui est du moteur, il m’a laissé sur ma faim (surtout après avoir conduit le lendemain le nouveau petit 1.0l Tce 100ch à l’agrément surprenant). Ce n’est pas avec lui que vous irez chercher des tours/min puisqu’il s’essouffle clairement autour de 5500tr/min. Son couple lui permet néanmoins de bonnes reprises et les dépassements ne seront qu’une formalité. Pour finir, ses consommations sont plus que raisonnables puisque sur le parcours mixte de l’essai, nous avons obtenu une consommation de 6.7l/100km sans forcément chercher l’économie.

Renault Clio 5 RS Line, devant une église portugaise.

Parlons dès maintenant de l’autre nouveauté moteur, le petit frère de ce 1.3l. En effet Renault nous proposait aussi à l’essai le nouveau petit 1.0l Tce de 100ch dans une finition Intens. Comme vous le voyez, le nouveau coloris Orange Valencia est extrêmement lumineux même sous un soleil voilé.

Renault Clio 5 Intens 1.0l Tce, Orange Valencia en bord de mer.

Sur la finition Intens, on retrouve une ambiance intérieure beaucoup plus clair et zen. Mais cependant, je reste perplexe sur l’utilisation du plastique blanc pour la poignée de porte intérieure. En effet, lors des essais, et malgré un nettoyage quotidien des voitures, on distinguait déjà une trace noire au niveau de cette poignée. De quoi rendre fou les plus maniaques d’entre nous.

Renault Clio 5 1.0l Tce, Orange Valencia, détails phares et feux.

Bref, repassons à la conduite. Comme dit plus haut, ce petit 3 cylindres 1.0l semble suffisant pour déplacer cette nouvelle Clio. Son couple bien que peu élevé (160nm à 2750 tr/min) permettra de rouler sur tous types de route sans pester contre son manque de puissance. Par rapport à son grand frère, il monte dans les tours avec plus d’allant et ainsi, les relances paraissent moins pénible. Accessoirement, la sonorité des 3 cylindres est toujours aussi plaisante, avec ce son se rapprochant vaguement des flat-six. Au niveau de la boite de vitesse manuelle à 5 rapports, même si le guidage est bon, j’ai trouvé le verrouillage quelque peu caoutchouteux. Pour ce qui est de la consommation, nous avons relevé 6l/100km sur le même parcours qu’avec le 1.3l.

Renault Clio 5 RS Line 1.3l Tce, vue arrière.

Au niveau du châssis, la voiture est rassurante, la direction précise et plutôt ferme. Les suspensions absorbent très bien les nombreux pavés des routes portugaises et nous n’avons pas noté d’inconfort après ces 300km de test. En conduite un peu plus soutenue, les mouvements de caisse sont maîtrisés et la tenue de cap bonne. Ces critiques sont valables pour les 2 finitions puisque la RS line, ne propose aucun réglage châssis spécifique.

Le bémol est à mettre au niveau des pneus. Les voitures de test étaient équipées en Continental Ecocontact 5 qui, s’ils profitent à la consommation, n’offrent pas un grip des plus présent. Lors d’appuis prononcés, la voiture s’écrase sur ses flancs et dérive des 4 roues. Ils seront donc à changer assez rapidement si vous aimez la conduite un peu soutenue sur petites routes.

 

 

Bien née.

 

Renault Clio 5 RS Line 1.3l Tce, tags.

La Renault Clio 5 me laisse donc un avis positif, même si en temps qu’amateur de sportives, je reste forcément un peu sur ma faim. Tous les fondamentaux sont là, elle est jolie, bien finie, économique, l’intérieur agréable. Mais pour nous, il manquera une monte de pneus un peu plus sportive sur la RS Line, voire une RS tout court comme nous attendons tous. Des rumeurs laissent entendre qu’une version sportive serait en préparation (hybride ?). Nous n’attendons que ça Mr Renault et que le RS de la Clio 5 soit réellement en rapport avec Renault Sport. A Genève, nous avions appris qu’une version sportive hybride est en développement sur la future 208, il serait donc dommage que la Clio n’ait pas le droit au même traitement !