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Toyota Supra (A90), découverte dynamique au Mans sur le circuit Bugatti

Toyota Supra (A90)

A peine dévoilée à Genève (pour l’Europe), la nouvelle Toyota Supra avait donné rendez-vous à ses heureux futurs propriétaires samedi dernier sur le circuit Bugatti, pour une découverte dynamique, lors de la 7ème édition d’Exclusive Drive. Un peu comme pour la nouvelle Alpine, les lignes et la fiche technique de la Toyota présentaient suffisamment d’atouts pour convaincre plus d’un amateur à signer un bon de commande “sur plan”… de 67.900 Euros, enfin tout du moins un acompte de 2.000 Euros. C’est le cas de Bruno, essayeur du jour accompagné de Romain, qui a signé dans l’été le précieux sésame annonçant une livraison pour Septembre ou Octobre 2019. Oui, on est d’accord, ça fait loin, voilà qui mérite amplement l’invitation de Toyota France au Mans !

Pour Bruno et Romain (en trackdays sur Lotus Elise S2 et Porsche 964), il s’agit de la découverte de la voiture sous ses lignes définitives, globalement sous le charme de l’ensemble. De près certains détails semblent moins à leurs goûts : “L’arrière très – trop – travaillé peut paraître en manque d’harmonie avec le reste de la voiture qui présente un profil particulièrement délicieux, avec ce long capot rappelant la 2000GT”, aussi présente au Mans. Pour avoir observé la bête sur le stand Toyota à Genève, je confirme l’impression avec cet arrière n’ayant pas la finesse de l’avant, tout comme les fausses prises d’air typées “tuning” sur les flancs. Mais ne nous arrêtons pas sur ces détails, la ligne a le mérite d’être originale, assumée et ne pas ressembler à d’autres productions actuelles. Nous verrons comment elle vieillit bien, ou pas, dans les années à venir.

Toyota Supra (A90) – Circuit Bugatti (Mars 2019)
Toyota Supra (A90) – Circuit Bugatti (Mars 2019)
Toyota 2000GT – Circuit Bugatti (Mars 2019)

“A l’intérieur l’impression de sérieux fait très “deutsche qualitat” et la sobriété générale ne reflète pas le fun et l’originalité extérieure. Dommage mais mieux vaut du sérieux efficace que du fun mal fini. La position de conduite est bonne et les réglages nombreux, on pourra simplement regretter la rétro-vision limitée en 3/4 arrière”. Certes ce n’est pas la première chose que l’on demande à un coupé sportif, mais la ligne de toit plongeante et la lunette arrière réduite n’aide pas, bien qu’elles signent, sous cet angle, la filiation avec la 20000GT. “Finalement mieux vaut ne pas être claustrophobe dans cette Supra à l’ambiance intimiste et sérieuse”.

Toyota Supra (A90) – Circuit Bugatti (Mars 2019)
Toyota Supra (A90) – Circuit Bugatti (Mars 2019)
Toyota Supra (A90) – Circuit Bugatti (Mars 2019)
Toyota Supra (A90) – Circuit Bugatti (Mars 2019)

Sous le capot on retrouve le 6 cylindres 3.0 litres turbo d’origine BMW développant 340 ch et 500 Nm de couple (également retenu par Morgan pour la nouvelle Plus Six). Vous ignoriez que la japonaise s’était accoquinée avec une allemande ? Les logos à l’hélice ne se cachent pas sous le capot, plus aucun doute sur la paternité ! Détail surprenant : les renforts des tourelles d’amortisseurs avant. Craintes de revivre les déchirures de trains arrières de Z3 ou plus récemment des arrachages de tourelles des 911 ? Allez trêves d’observations, il est temps de profiter d’un tour du circuit Bugatti pour juger du potentiel dynamique de la petite dernière à orner le badge Gazoo Racing. Malheureusement pour Romain et encore plus Bruno, ce tour ne se fera qu’en… passager, impossible de prendre le volant de la Supra.

Toyota Supra (A90) – Circuit Bugatti (Mars 2019)

Mais ce sera déjà suffisant pour se faire une idée pour Bruno… qui reste sur sa faim : “Le châssis est particulièrement équilibré et bien réglé, le moteur est parfaitement exploité par la boite automatique à 8 rapports”. Non, non, même en demandant poliment, pas de boite méca’ en option. “L’ensemble est efficace, mais à l’image de son intérieur, manque particulièrement de fun. La sonorité est très discrète”. Ce n’est pas une Mustang GT V8 (lire notre essai) ! Romain manque pourtant d’enthousiasme, confirmant “l’efficacité de l’ensemble, avec un grip assez bluffant, un moteur très plein et coupleux mais plutôt linéaire, au caractère trop polissé”. Passé un peu plus tard dans la valse des tours de manège, il note “des freins plutôt mal traités avec des grosses vibrations”. Les étriers 4 pistons semblent “justes” par rapport à la tonne et demie, pardon les 1.495 kg, du coupé, d’autant que les étriers arrières sont de simples pistons. Qui a osé parler d’héritage BMW avec des freins sous-dimensionnés ? 🙂

Toyota Supra (A90) – Circuit Bugatti (Mars 2019)
Toyota Supra (A90) – Circuit Bugatti (Mars 2019)

En résumé cette japonaise assemblée en Autriche (chez Magna-Steyr) est plutôt bien née, efficace et sérieuse, malgré son physique aguicheur. Nul doute que cette première impression, trop courte, devrait être plus modérée lors d’un essai plus long et plus varié, où elle pourra mettre en avant sa polyvalence et sa facilité, mais sur circuit le ramage est un brin en deçà du plumage. Faut-il alors attendre une version débridée sous le badge GR ou plus simplement “espérer que la Supra ait les faveurs de certains préparateurs japonais… ou allemands (?) La base est là pour en faire une auto attachante et fun”. Ne gâchons pas notre plaisir de faire plus amples connaissances très prochainement !

Crédit photos @ Roms et Bruno43

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