Actualité Historique Porsche Rennsport Reunion Rennsport Reunion V

Porsche Rennsport Reunion V, Laguna Seca : Gmünd Cup

Porsche Rennsport Reunion V
Porsche Rennsport Reunion V

Deuxième plateau du Rennsport Reunion V, celui des débuts de la saga Porsche : il accueille bien évidemment pléthore de 356 plus ou moins “coursifiées”, tout comme les véritables machines de course des premières années.

Commençons par les débuts et par un modèle exceptionnel, cette Glöckler de 1952 qui n’est autre que la préhistoire des machines de course de Stuttgart. Avec son 1500cc central, cette initiative du pilote Walter Glökler est un lointain ancêtre des Speedsters 356, et même considéré comme le modèle qui décidera Porsche à développer ses premières véritables autos de course, les 550 et 718 qui adopteront la même architecture à moteur central. Ici présenté, le 3ème châssis sur les 5 voitures construites par. Une pièce de musée qui n’est pas ménagée pour autant quand on voit le contact sur son aile avant.

Porsche Rennsport Reunion V
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Tout aussi exceptionnel, cet America Roadster est le plus proche parent du Speedster. Cette authentique Porsche a été créée à la demande de l’importateur américain Max Hoffman, qui dès 1951 écoulait un tiers de la maigre production de Stuttgart outre-atlantique. La clientèle réclamait une auto plus légère et moins chère pour courir. Une Porsche était alors déjà plus rapide mais beaucoup plus onéreuse qu’une Triumph ou une Jaguar XK120. Porsche s’exécuta donc en produisant un roadster très simplifié, à la silhouette très caractéristique et au pare-brise amovible pour courir le dimanche. En sous-traitant une carrosserie entièrement en aluminium, seize exemplaires de la 356 America Roadster ont été construits mais à un coût toujours très élevé, qui mena même à la faillite du prestataire Heuer. En revanche les Roadster America ont connu un vif succès en compétition. Pour remédier à la question du coût il fut décidé de construire les exemplaires suivants en acier. Heuer eut le temps d’en construire une avant de mettre la clé sous la porte.

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Voici donc le châssis 12371, la dernière des America Roadster et unique exemplaire « Steel », qui présente de nombreuses différences avec les autres et qui a été vendue neuve au patron de Brumos, un garage de Floride, qui fera plus tard parler de lui dans la galaxie Porsche.
Une auto très remarquable donc, avec la cote astronomique qui va avec.

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La suite logique, économiquement viable en série est bien sûr le célébrissime Speedster.

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La recette est simple : Une 356 simplifiée au maximum, pour gagner du poids et revenir moins cher possible pour le gentleman racer américain. On trouve toujours le pare-brise amovible, aux côtés des baquets, de l’instrumentation minimale, de la suppression des vitres latérales. Il ne reste plus que l’adjonction d’un élégant jonc chromé, et le Speedster est un hit immédiat. Parmi les clients, un certain James Dean, et la légende est en marche.

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Tous les Speedsters en course sont des millésimes 1956 à 1958.

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Bien sûr de nombreuses 356 « normales » parfois très lourdement modifiées, sont également en compétition.

Ce coupé de 1953 ne craint plus les gravillons. Remarquez l’arrête de pare-brise caractéristique des Pre-A

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Une autre Pre-A, ce Continental Coupé 1955 1500cc.

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Plus récentes, ces trois 356 B « T5 » de 1960 ont subi un programme d’amaigrissement à la tronçonneuse.

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Ces trois Roadsters BT5 de 1961 sont les successeurs du Speedster, après le passage à la 356B.

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Observez la forme de la découpe du capot de ces trois coupés de 1962-1963 et comparez-les aux trois roadsters précédents : Ça y est, vous savez distinguer au 1er coup d’œil la caisse T6 de la carrosserie T5.

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Ce coupé Super 90 lève la patte !

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Plus compliqué, il n’y a aucun moyen esthétique de différencier une 356 BT6 d’une 356 C.

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Quelques modèles atypiques et non construits par Porsche sont présents comme cette Devin D.

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Prenez un châssis Cooper, installez un moteur Porsche et vous obtenez… une Pooper, évidemment.

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Mignonne, cette Autodynamics Formula B.

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Passons désormais aux véritables voitures de course Porsche.
Admirons la 550 Spyder dont le seul exemplaire en piste est d’une configuration peu commune, bleu et immatriculé à Paris. Il s’agit du châssis 550-034.

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Si le type 550 est rentré dans la mémoire populaire avec le destin tragique de James Dean, il a aussi apporté à Porsche ses premières victoires majeures internationales comme par exemple la Targa Florio en 1956. Nous y reviendrons plus tard avec la voiture responsable de l’exploit.

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Stuttgart fait débuter en 1957 le type 718 RSK, qui se couvrira lui aussi de lauriers en sport et même en Formule 2.
Ce RSK modèle 1959, châssis 718-032 est piloté par son propriétaire Peter Harburg

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Observez bien cette autre RSK, elle comporte un poste de pilotage central : En effet certains exemplaires sont convertibles à l’envi de la conduite à gauche à la conduite centrale, pour s’adapter à la Formule 2 dont ils respectent le règlement (cylindrée et roues qu’il était autorisé de caréner).

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718-028 est une autre Centersteer. Il est remarquable d’en voir deux courir quand on sait que seulement six 718 RSK ont été construites avec cette particularité.

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En 1960, le type 718 évolue et devient le 718 RS60, légère mise à jour avec notamment un pare-brise plus haut imposé par le règlement pour 1960. Le modèle se couvrira de gloire en remportant au général les 12 heures de Sebring. Là aussi nous y reviendrons. Ici en course, le châssis 718-060.

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Place à la course.

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C’est Cameron Healy dans sa Pooper qui remporte la manche, devant Gregory Campbell, Devin Pre-A, et George Balbach, 356B Roadster 1961.

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A suivre la course dédiée aux modèles 60’s-70’s.

A propos de l'auteur

Raphael Dauvergne (@Raph/D's)

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