Monte Carlo Historique 2017 au Col de l’Echarasson

Ah le Monte Carlo Historique… Depuis 20 éditions que la grande aventure a recommencé, la ferveur du public ne fléchit pas, les stars, les pilotes chevronnés et les amateurs éclairés partagent leur passion pour cette chevauchée mécanique qui les fait parcourir l’Europe pour rejoindre Monaco avant de repartir à l’assaut du chrono avec un seul mot d’ordre : la régularité !

Cette année les conditions climatiques sont variables, ainsi les concurrents venant de Lisbonne et Barcelone ont rencontré la neige en abondance pour traverser les Pyrénées tandis que ceux venant du Nord ont eu une route parfaitement sèche ou presque. De mon côté les prévisions météo pour dimanche sont peu optimistes, peu de soleil mais normalement pas de précipitations. Tant mieux car les températures seront largement positives, rien de pire que de la pluie venant rincer une neige plus ou moins fraiche. Dernier coup d’œil sur le parcours détaillé sur le site de l’Automobile Club de Monaco, c’est décidé je vais au Col de l’Echarasson, passage historique pour le Monte Carl’ et accessoirement presque le point le plus au nord du parcours et donc le plus proche … ou plutôt le moins loin de chez moi, avec un premier passage des voitures vers 14h30.

Lors de la traversée des Echelles, je m’étonne de l’absence de neige et la relative douceur, puis passé Grenoble le thermomètre de la voiture indique 10°. Uu soleil timide pointe son nez, mais ce qui m’inquiète le plus c’est quand je regarde les sommets environnants : ils sont désespérément gris, enfin marron un peu jaune, bref peu importe la couleur exacte ils sont loin d’être blanc immaculés. Je crois qu’il faut que je me fasse à l’idée que l’Echarasson, bien que fermé à la circulation en hiver et non dégagé par la DDE, risque fort de ne pas être enneigé. Hop traversée de St Jean en Royans avec déjà pas mal de monde en bord de route, je monte en direction du Col de la Machine avant d’abandonner la voiture dans un virage pour grimper à travers la forêt. Ouf mes souvenirs de mon dernier passage ici il y a 3 ans sont bons, je débouche dans LA fameuse épingle ou pas mal de gens sont déjà postés, en train de pique-niquer et discuter en attendant le passage des premiers concurrents.

Mais mes craintes étaient justifiées puisque la route est désespérément noire ! De la neige molle et collante sur les bas-côtés, certes, mais rien sur la route. Allez ne boudons pas notre plaisir, je pars en exploration un peu plus haut sur le col pour voir si la neige est là… Oui miracle un petit passage à l’ombre a préservé une zone de bitume toujours recouverte de neige ! Juste à temps pour voir les premiers concurrents passer… On attaque avec Jean-Pierre Coppola et sa belle Alpine, habitué du rallye on le sent sur des œufs avec ces conditions d’adhérence changeante et pas vraiment franches !

Le gang des R8 Gord’ de Renault Classic ne tarde pas à suivre, mais pas vraiment dans l’ordre de départ.

Jean Ragnotti avec son numéro 8 passera bien après le numéro 40 par exemple… Pourtant la voiture est intacte et ne porte pas de traces d’un excès d’optimisme ou de contact avec un mur de neige… Mon voisin de tribune, caméra officielle ACM sur l’épaule et pieds mouillés, lâchera un « il s’est arrêté boire des canons le Jeannot pour passer si tard ! » 🙂

Mais n’allez pas croire qu’il n’y a que des Alpine ou R8 pour représenter le Losange, une belle R5 LS toute d’origine brille avec son rouge brillant à faire pâlir d’envie les Mini

Les Peugeot sont moins nombreuses, on remarquera tout de même 2 104 ZS, une série 1 frêle mais efficace

Et une version un peu plus XL avec Carlos Tavares à son bord !

Du côté de la marque aux Chevrons, ce sont les DS qui sont à la fête, bien que les conditions peu enneigées leur soient moins propices.

Pour la production britannique, on fait le grand écart entre l’imposante mais malgré tout agile Jaguar Mark2 3.8, aussi à l’aise sur circuit, sur spéciales de rallye que devant le palais de Buckingham

Et à l’autre bout de l’échelle, les Austin Mini ! En nombre cette année encore, elles sont toujours si sympathiques à voir passer

Sans oublier quelques Austin Healey 3000, elles aussi particulièrement polyvalentes et efficaces

Forcément quand ensuite on s’intéresse aux japonaises, le panel est moins large, mais impossible de louper à l’oreille la Mazda Rx7 de 1979 avec son rotatif chantant, pétaradant et odorant

Une autre Mazda, déjà aperçue dans les spéciales de Monte Carlo Historique, la RX2 de Serge Garosi

Pas moins de 3 Datsun 240Z sont engagées au départ, celle de l’équipage Nagase/Hayashi porte quelques séquelles du début de spéciale, apparemment sans dommage pour la performance.

Un autre équipage venu directement du Japon roule sur cette Toyota Celica 1600 de 1972, une belle aventure humaine soutenu par le département historique de la marque !

Si les années précédentes le nombre de Porsche 911 semblait impressionnant, cette année ce sont les Lancia Fulvia qui semblent s’être multipliée avec plus de 25 Fulvia au départ !

Bonjour Mesdames 🙂

Et comme la RX7, une voiture en approche met les sens en alerte, quel son cette Stratos, un pur régal. Merci à l’italien Jason Wright, ouais Italien d’adoption on va dire, d’oser faire rouler cette auto !

Les Ford Escort sont aussi bien représentées, que ce soit une mk1

Ou une mk2, j’aime toujours autant cette auto un peu brute et musculeuse

Une petite quinzaine d’Opel sont inscrites, principalement des Kadett GTE

Et des Ascona plus ou moins larges

De nombreuses Cox’ également, étonnamment à l’aise mais sérieusement affutées également, une chose est sûre elles remporte un vif succès auprès du jeune public

Je ne vais peut-être pas me faire des amis en disant ça, mais les Golf GTI mk1 semblent incroyablement moderne au milieu du plateau. Disons qu’elles étaient très largement en avance sur leur temps d’où cette impression !

Forcément à coté des BMW, fussent-elles 2002 Tii, l’écart stylistique est marqué

Une 320 E21 au carrossage affirmé ne molli pas dans la descente

Parmi les 44 Porsche n’allez pas croire qu’il n’y que des 911, plusieurs 914-6 et même 356 sont présentes

Et de plus en plus de 924 atmo ou turbo comme celle-ci d’un équipage Danois

Mais oui LA Porsche du Monte Carl’ Histo reste la 911, quelle que soit sa couleur, sa motorisation (il y a même quelques 912)

Et même ses traces de combat…

J’ai toujours eu un faible pour les briques à roulettes, qu’elle soit badgé Fiat, Polski ou Lada, la 125 ou 1500 ne me laisse pas insensible

Et si en plus le pilote fait le show dans les épingles pour répondre aux encouragements du public, avouez qu’il est difficile de résister. Hein, quoi, c’est moche ? Oui ! Et alors ?

Impossible de ne pas croiser une Volvo sur le Monte Carl’, qu’elles soient 122, 123, 142, 144 ou 544, bizarrement elles arrivent quasiment toutes du Nord !

La nuit arrive doucement, il est temps de penser à rentrer non sans faire un petit arrêt au CP de Saint Jean en Royans qui signe la fin de cette ZR5.

L’occasion de voir passer les voitures un peu moins vite en ville

Et pour les locaux de les admirer depuis la terrasse du café. Qui a dit « royal au bar » ?!

Crédit photos @ Ambroise Brosselin.

Ambroise Brosselin

Author: Ambroise Brosselin

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2 Comments

  1. Ambroise Brosselin

    Bonjour Clément,

    Je me souviens avoir vu une 205 Rallye avec pneus clous à l’avant, je dois d’ailleurs avoir une photo floue, et une Clio grise qui faisait effectivement le spectacle à coup d’appel / contre appels.
    Etait-ce vous la Ralloch ?

  2. Bonjour , très belle série de photos ! Avez vous pris une 205 non concurente qui fesait un peut de spectacle ? Cordialement

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