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Essai rétro : Toyota MR-S

Toyota MR-S
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Dans la vie d’un homme, il y a des priorités à gérer. Trouver un bon emploi, créer un foyer dans le cadre le plus agréable possible pour sa femme et ses enfants, entretenir ce foyer…Puis un jour, il faut quand même revenir aux choses importantes. C’est ce qu’à fait Régis lorsqu’il s’est mis en recherche d’une voiture sympa pour assouvir sa passion, tout en restant raisonnable. Les priorités précédentes étant toujours d’actualité il a opté pour la Toyota MR-S.

Quand Toyota rentre dans la compétition des roadsters

MR, pour Midship Runabout. C’est en 1984 que la marque japonaise lance cette appellation. La première génération se présente sous la forme d’un petit coupé cunéiforme qui ne sera jamais importé en France.

Toyota MR-S
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En 1989 la seconde génération voit le jour. Le changement est profond. La première génération avait sa personnalité propre mais manquait quelque peu d’élégance. La remplaçante semble d’emblée plus aboutie, plus “sérieuse”. Mais son style perd en originalité. Le dessin évoque en effet furieusement la Ferrari 348 contemporaine. Même s’il ne s’agit pas de la plus réussie des Ferrari (avis que j’assume), il faut avouer que la ressemblance est plutôt flatteuse pour la Toyota.

Toyota MR-S
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Côté ambitions sportives, le petit coupé n’était pas en reste avec plusieurs motorisation dont un 2.2L turbo affichant jusqu’à 245ch sur le marché japonais. Malheureusement seules les versions atmosphériques plus sages seront importée en France.

Après dix années de commercialisation, cette seconde génération sera remplacée par celle qui nous intéresse aujourd’hui :  la MR-S, S pour Spider.

Apparue en 1999, elle vint se mêler à la bagarre qui faisait rage sur le segment entre la MX-5 de chez Mazda, la MG TF et autres Lotus Elise ou BMW Z3.

Toyota MR-S
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Un positionnement savamment étudié

Toyota se lance donc dans une mêlée qui a commencé il y a alors près de dix ans. Mais cela ne présente pas que des désavantages. En effet le marché à d’une certaine manière mûri et chacun à trouvé sa place. A Mazda le roadster “facile”. Ni trop puissant ni trop extrême. La MX-5 est une voiture fantastique mais limitée dans ses prétentions sportives.

A Lotus la sportive extrême. Redoutablement efficace, mais difficile à vivre au quotidien.

Pour pouvoir concilier le meilleure des deux mondes il faut alors se tourner vers la nouvelle petite Porsche : la Boxter. Mais le ticket d’entrée est d’un niveau bien différent et clairement la voiture ne joue pas dans la même catégorie.

Toyota MR-S
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Toyota trouve donc une place des plus intéressantes : plus sportive que la MX-5 tout en étant plus vivable que l’Elise. La place n’est convoitée au final que par la MG F, mais cette dernière est malgré tout encore très typée balade.

La MR-S arrive forte de ses 138ch issus d’un 4 cylindres de 1.8L. Bien suffisant pour propulser les 1030kg de l’auto de 0 à 100km/h en moins de 8 secondes.

Son architecture à moteur central en fait une auto équilibrée et vive tandis que sa mécanique de grande diffusion (déjà présente sur la Celica) rassure les acheteurs potentiels.

Toyota MR-S
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“Baby Porsche”

Si la seconde génération de MR faisant indubitablement penser à une Ferrari, cette troisième mouture est sans aucun doute d’inspiration allemande. Ses proportions, son architecture et son regard batracien auraient pu lui valoir une accusation de plagiat si les feux n’était pas si carrés là ou le Boxter n’affiche que rondeurs.

Mais une fois de plus, mieux vaut parfois s’inspirer de ce qui se fait de mieux plutôt que de perdre en originalité malvenue.

Le design reflète malgré tout bien la personnalité de la MR-S. Il s’agit bien d’une sportive affirmée. La position de conduite très basse est bonne,toutes les commandes tombent bien en main et le comportement est sain tout en demandant un minimum de concentration.

Toyota MR-S
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La Toyota reste quand même beaucoup plus civilisée dans sa dynamique que la Lotus Elise. Le train avant, bien que précis, ne répond pas avec la même franchise et l’arrière, mobile, prévient plus quand il perd son grip.

La conduite de l’exemplaire de Regis n’est pas forcément représentatif de ce qu’était la voiture d’origine. le moteur a subi quelques modifications et les trains roulants ont été revus. Malgré tout, la voiture restant homogène et les modifications apportées somme toutes raisonnable, je me dis que la MR-S d’origine ne devait pas être foncièrement différente.

Toyota MR-S
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Une Toyota MR-S aujourd’hui

Dis ans après la fin de sa commercialisation, la MR-S reste une voiture attachante. Jolie, petite, assez discrète en fin de comptes, elle présente de nombreux avantages.

Le premier est de se trouver à un tarif raisonnable. A partir de 3 000 € en Allemagne. Ensuite il s’agit d’un modèle fiable et dont les pièces sont relativement faciles à trouver. Sans compter qu’il existe plusieurs clubs, en Angleterre et aux USA en particulier, qui proposent de nombreuses solutions en seconde monte.

Toyota MR-S
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Enfin bien que sa diffusion ait été assez réduite en France, vous pourrez vous appuyer sur un club très actif : MRS Passion. Que ce soit pour un conseil mécanique, une balade champêtre ou une sortie circuit, Régis, heureux propriétaire de notre modèle du jour, nous a fait part de la belle dynamique de ce club.

Bref, la Toyota MR-S est peut-être bien l’affaire à ne pas rater actuellement. Un roadster à moteur central arrière, performant tout en restant raisonnable à l’achat comme en entretien, cela ne court finalement pas les rues.

Toyota MR-S
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A la recherche d’une voiture plaisir à tarif raisonnable, Régis a donc opté pour cette Toyota au charme indéniable. Avec une légère préparation, il en a fait une voiture aussi capable de balader son fils dans la campagne Yvelinoise que de participer à un rallye de régularité ou encore une sortie circuit entre amis. Certes en termes de performances on a fait mieux depuis, mais pourquoi se priver du plaisir de piloter une voiture vivante tout en préservant sont permis de conduire ? Si vous hésitez encore, ne tardez pas. Il serait étonnant que cette petite perle reste encore longtemps à un tarif aussi attrayant en occasion.

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P. Lagrange (@Philagrange)

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