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Salon de Genève 2016 : La visite avec Ambroise (1ère partie)

Salon de Genève 2016
Salon de Genève 2016

La rigueur suisse n’est pas un vain mot, ils ont pensé à tout, les organisateurs de ce 86ème salon de l’auto : grâce à une gestion apocalyptique des feux dans le centre-ville de Genève, les derniers 15 km pour arriver au Palexpo sont un véritable calvaire de plus d’une heure ! Pris dans ces bouchons, impossible de ne pas penser aux véhicules propres, électrique, hybride, hydrogène, ça y est je ne sais déjà plus quoi choisir, et pourquoi pas une voiture autonome qui me permettrait de faire autre chose dans ces bouchons ? C’est donc plein de bonne résolutions vertes que je me gare dans le parking P1 sous la Halle 6, hop hop quelques escaliers plus tard me voilà au milieu de tous ces stands scintillants de milles spots…

Commencer par Tesla, non trop convenu, aller voir la Toyota Miraï, oup’s mon petit déj n’est pas encore assez digéré pour supporter cette vision, alors Honda ? Et non constatant le relative faible fréquentation en cette heure matinale, je me dirige droit vers celle qui doit attirer tous les regards et certainement le plus de foule : juste en face les Audi e-Tron, la Bugatti Chiron !

Je ne me suis pas trompé, un quart du petit nombre de journalistes présents de si bonne heure se masse autour du stand Bugatti, la file d’attente pour entrer sur le stand est longue. Quand on lit la fiche technique on comprend facilement un tel engouement, et en voyant la voiture « pour de vrai », cette impression se confirme. Rondeurs agressives, regard de tueuse, luxe intérieur débordant, tout y est, surtout ce magnifique C qui cercle le flanc de la super mega hyper car.

Mais y’a quand même un truc horrible qui me chagrine, sur le flanc justement. Vous ne voyez pas ? C’est quoi cette horrible verrue qui sert de poignée de porte ? On dirait qu’elle a été piquée sur une Golf 3, c’est le signe de fabrique pour montrer que Bugatti appartient au groupe VAG ? Vraiment dommage, un petit détail sur lequel l’œil accroche, la copie était presque parfaite. Hey Mr Bugatti, pour la remplaçante de la Chiron n’hésitez à contacter TVR, vous savez ce petit artisan anglais qui dès les 90’s savait cacher les poignées de porte de ses autos au look si déluré.

Maintenant qu’on se trouve au fond de l’étage du haut, on va continuer la visite au gré des courants, tiens me voilà chez Porsche, sympathiquement accueilli par une 718 Spider raide neuve. Derrière les Boxster et Cayman 4 cylindres se font tout petits pour laisser la place, les flashs et l’envie à la 911 R.

Si la démarche technique me plait, et oui j’arbore fièrement un autocollant de « The Manual Gearbox Preservation Society » sur ma voiture de tous les jours, la démarche commerciale est plus discutable, mais c’est là une autre histoire…

Juste à côté je me laisse glisser vers le stand Lamborghini pour découvrir la Centenario LP 770-4. Wahouu quel engin ! Si les dernières productions extravagantes de Lambo’ ne me plaisaient pas forcement, un peu trop anguleuses, travaillées et « darkvadoreques », cette création pour le centenaire de Ferruccio me semble plus douce et harmonieuse. Alors certes pour la discrétion ce n’est pas forcément l’engin idéal, mais disons qu’on arrive plus volontiers à l’imaginer dans la vraie vie … dans les rues de Monaco ou devant un palace parisien 🙂

Autre découverte sur le stand, un partenariat Gordini / Lamborghini, tiens je n’en avais pas entendu parler.

Je ne sais pas si c’est ce look un peu plus soft, mais les Lambo’ n’attirent pas la foule comme les années précédentes, étonnant de voir un stand presque désert !

Je traverse l’allée en jetant un œil chez Pagani, mais mon regard est attiré par la Koenigsegg Regera sublime dans une robe rouge sombre, bien moins électrique que le bleu de l’année dernière. Quel pouvoir d’attraction sous ses lignes tendues, une véritable merveille, tant de beauté que de technicité, j’aime toujours autant.

De l’autre côté du stand, une bestiale Agera RS tranche l’obscurité voulue avec son jaune vif, ça contraste sévère !

Oh bonne nouvelle la petite marque allemande Gumpert est là à nouveau, je ne me souviens pas avoir vu les portes papillon de l’Apollo l’année dernière ici à Genève. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, il y a une nouvelle auto, orange en plus : l’Arrow de la nouvelle marque Appolo, tient ce n’est donc plus Gumpert, forte de 1000 cv pour 1300 kg, prometteur en plus d’être aguicheur…

Le grand stand Chevrolet fait la part belle à la Corvette, on peut compter au moins 5 exemplaires de la 7ème génération du mythe américain. Par contre les prévisionnistes météo de la marque sont frileux, les averses de neige annoncées pour la soirée poussent à remettre le toit dès 10 h, quoique la procédure est peut-être longue.

En continuant ma promenade je tombe en arrêt devant le stand Pininfarina, non pas pour le concept qui est présenté mais pour son inspiratrice, la Sigma Grand Prix de 1969. Je ne sais pas si c’est ce blanc laiteux qui sous les spots rend ses formes si particulières ou l’échappement du V12 en parfait exemple de spaghettis mécanique, mais ce projet de F1 sécuritaire (déjà à l’époque !) aura captivé mon attention pendant un long moment.

Juste à côté la jeune marque Arash continu de se développer, en même temps que son design s’affirme. Née Farboud, la marque anglaise ne peut renier la compétition automobile de ses origines .

Bienvenu chez Opel, un expresso se fait le bienvenu pour rester vif, la journée s’annonce longue. L’Astra pose fièrement avec le log Car of Year 2016 sur le capot, j’avoue avoir une petite préférence pour les peintures de guerre de cette version TCR de l’Astra.

Au centre du podium le Concept GT concentre tous les regards. Vraiment petit et dynamique, j’aime beaucoup ce concept. On imagine volontiers que ces pneumatiques colorés, le pare-brise ultra panoramique ou les vitres latérales colorées disparaitraient d’un éventuel modèle de série, mais la ligne est vraiment dynamique et légère. On y verrai presque un petit peu du regard du Speedster.

Chez Subaru, back to the basics avec du bleu à jantes gold.

Pas certain que cette série spéciale fasse un tabac avec la loi Evin de notre coté des Alpes !

Du côté de Superleggera la DiscoVolante aperçue il y a quelques années revient sans le toit, avec son aïeule à ses côtés.

Soucis du détail, qualité de finition et passion du patron, tous les éléments du succès ont là. Une petite préférence pour la finesse de la Lusso de l’année dernière malgré tout, mais qu’est-ce qu’elles sont belles vos autos Mr Louis (de Fabribeckers) !

Hop un petit tour chez Seat, tiens bizarre ce Tiguan rebadgé, bon en tous cas j’aime bien la couleur.

Et chez VW quoi de neuf alors ? Pas grand-chose si ce n’est c’est “Audi A3 Allroad cab” qui attire bien des regards – Range Rover Evoque, bien le bonjour ! -.

Passage rapide par l’expo Tag Heuer, humm cette March 701 dans son jus ! En plus elle a une histoire amusante, elle a été offerte par Porsche à Jo Siffert pour la saison 1970 afin de le dissuader de rejoindre Ferrari 🙂

Toyota présente le C-HR, un poil inspiré Lexus ou Infinity mais tout à fait dans l’air du temps.

Les hôtesses Toyota sont un peu moins démonstratives que sur d’autres stands…

Mon coup de cœur du salon pour cette Kikai déjà présentée à Tokyo en 2015. Cette anti connected-car ressemble à un buggy Cox, dénudé et dépouillé, misant sur le fun avant tout. Je reviendrai sur cette chose bizarre et extraordinaire, deux des multiples traductions du mot japonais Kikai, au travers d’un article dédié.

Lexus présentaient deux concept-cars très inspirés et très en ligne avec la gamme actuelle, le coupé LC 500h, concept car ou nouveau modèle, le doute est permis…

Et une groooosse berline qui pourrait bien aller chasser sur le terrain des premiums allemandes.

L’arrière n’est pas un exemple de finesse, mais j’imagine que l’habitabilité pour les passagers arrière est en rapport. Au passage, M’sieur Bugatti, vous les voyez vous les poignées de porte ? 🙂

Ahhh RUF, le paradis du Porschiste, enfin aussi l’enfer pour certains talibans de l’origine… Alors oui les autos sont passablement optimisées, transformées dira la seconde catégorie de Porschistes, mais il faut avouer que la qualité de réalisation et le savoir-faire sont tout simplement hallucinant ! Moi j’adooore 🙂

Voilà bien longtemps que l’on n’avait pas vu un stand Alfa Romeo aussi plein, je crois bien qu’il remonter à la présentation de la 4C. La raison de cette affluence ? La belle et grande Giulia !

Une vraie réussite sous tous les angles.

Juste en face le stand Jeep fait un large clin d’œil à son passé pour fêter ses 75 ans. Sympathique de revoir ces 4×4 rustiques en parfait état au milieu des supercars environnantes.

Par contre les Jeep moderne passionnent un peu moins on dirait, peu de monde vers la gamme actuelle…

En parlant d’anciennes, Fiat a eu le bon gout de présenter la Spider 124 accompagnée de l’originale qui fête ses 50 ans. Un sublime exemplaire dans un jaune très 60’s.

La Spider de 2016, attendue depuis quelques temps est présente en plusieurs exemplaires et finitions.

On notera au passage ces jantes d’inspiration Fiat Croma, le vintage et le revival ça a du bon, mais ça ne fonctionne pas forcément avec tout 🙂

La Tipo semble un peu moins attractive… Il faut dire qu’avec son nom, elle part un peu avec un handicap !

Et la concurrence est rude de l’autre coté de l’allée avec le stand Abarth ! Outre de rutilantes 500, au centre c’est la 124 Spider griffée du scorpion qui fait sa star. Avec la version civile disponible dès Septembre en concession.

Mais aussi avec une version rallye, ultra affutée et prête à courir. Dans quelle catégorie et quel championnat le suspense reste entier, mais l’auto est là, bien finie et bien équipée, forte de 290 ch d’après la fiche technique, bref une italienne ultra désirable !

Y’a que moi qui lui voit un petit air d’Alpine A120 avec tous ces phares ?

A suivre, dans la seconde partie

Crédit photos @ Ambroise Brosselin

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Ambroise Brosselin

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6 commentaires

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  • Anecdote amusante ! Quand j’étais sur le stand Abarth, c’est Jean Todt qui s’y est arrêté longuement, pour discuter, mais aussi pour détailler les autos 🙂

    Jean Todt chez Abarth

  • Je te trouve bien pessimiste envers Troubled Very Rarely, réputé pourtant un peu plus fiable que Lot Of Troubles Usually Serious 🙂

  • Je connaissais pas la Pininfarina Sigma Grand Prix, magnifique !

    Je suis pas d’accord pour faire appel à TVR pour les poignées de portes de la Bugatti. Faire confiance à de l’électricité anglaise pour pouvoir entrer dans un voiture à 2 millions et demi…
    Tu sors du Lidl, tes courses sous le bras, t’arrives devant ta Bugatti, et tu restes planté sous la pluie parce que le bitonio habilement planqué ne marche plus.

  • Ambroise,

    Pour info, tout le staff Alpine – Bernard Ollivier en tête – a passé un long moment mardi 1er mars sur le stand Abarth pour observer de très près la 124 Abarth. L’équipe Alpine a même demandé à se faire ouvrir le compartiment moteur !

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