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Essai Peugeot 208 (2019) Puretech 130 / e-208 : Future reine des villes ?

Voici enfin venu le deuxième gros lancement de 2019 parmi les voitures plus vendues en Europe : la nouvelle Peugeot 208. Direction le Portugal pour prendre le volant de cette future star de nos rues.

Après le lancement attendu de la nouvelle Renault Clio 5 (lire essai article ici), c’est à Peugeot de dégainer sont nouveau modèle phare qu’est la 208. Tout change et nous allons voir si c’est pour le meilleur.

Pour les plus impatients, la vidéo de l’essai et un tour complet de la voiture :

Gros méchant look

Peugeot 208 (2019) GT-Line
Peugeot 208 (2019) GT-Line

Là où sa concurrente directe a choisi une évolution stylistique dans la continuité, Peugeot a fait le choix de repartir sur un tout nouveau style à la personnalité forte. Pour preuve vos réactions sur nos sondages Instagram (Pour nous suivre, c’est par ici) où on voit bien qu’on aime ou on déteste. Personnellement, je n’étais pas un grand fan de l’ancien modèle que je trouvais très passe-partout avec une face avant parfois étrange sous certains angles.

La petite nouvelle arbore un style tout en muscle avec de nombreuses nervures, que ce soit sur les flancs ou sur le capot, par exemple. Bien entendu, on retrouve sur la face avant la nouvelle signature du lion avec ces 2 crocs de Led, inaugurés sur 508 (lire notre essai ici).

Attention à prendre l’option phare Led sur les entrées de gamme, sans quoi le croc aura pour racine un phare halogène, fâcheux. Sur l’arrière, idem, on retrouve les codes du reste de la gamme avec cette bandes de feux noirs, très joliment travaillés. Je mets un petit bémol sur la grosse partie noire laquée sur le bas du pare-choc, un peu trop imposante à mes yeux.

Comme c’est d’usage désormais dans la catégorie, elle ne sera disponible qu’en 5 portes, les ventes de l’ancienne 3 portes étant anecdotiques. Avec sa nouvelle plate-forme CMP, la 208 grandit et atteint 4, 05m en longueur.

Peugeot 208 (2019) GT-Line, vue arrière.

Au niveau du style, je vous laisse donc juge, même si je souhaite saluer l’audace de Peugeot d’avoir tenter ce pari stylistique. Lisez notre interview de Yann Beurel responsable du design extérieur de la 208.

A l’intérieur

Peugeot 208 (2019) GT-Line, poste de conduite.

A l’intérieur, le dessin est dans la continuité de la précédente et possède toujours ce tableau de bord à étage et son petit volant. La finition progresse et la qualité perçue aussi avec de beaux détails en aluminium au niveau des touches piano, par exemple. On retrouve un bandeau à la finition carbone surplombant un liseret lumineux du plus bel effet lorsque la luminosité baisse.
Je ne reviendrai pas encore une fois sur le débat du petit volant qui, pour ma part, ne me masque pas les compteurs.

Peugeot 208 (2019) i-Cockpit 3D

En parlant du compteur, voici l’innovation pour épater vos copains. Peugeot a en effet développé un i-Cockpit 3D inédit sur le marché. En gros, avec l’ajout d’un second écran (caché sous la casquette de compteur), le reflet de celui-ci vient créer un second niveau de lecture sur le i-Cockpit et ainsi faire apparaître des informations en relief, à la manière d’un hologramme. A l’usage c’est plutôt concluant et il paraîtrait que le temps de réaction serait abaissé grâce à la mise en avant d’informations clées au bon moment. Soit.

Peugeot 208 (2019) GT-Line, volant GT.

Dans les faits, cela crée surtout un joli compteur agréable à regarder et qu’on peut prendre plaisir à personnaliser. A noter que cet i-Cockpit est disponible en série à partir de la finition Allure.
Je ne vais pas vous faire l’énumération des aides à la conduite qui sont très nombreuses, mais sachez que la voiture est autonome de niveau 2 et peut donc maintenir une trajectoire sur la route, une vitesse avec le radar adaptatif. Globalement tout fonctionne bien et nous n’avons pas constaté de bug lors de l’essai.

Passons désormais aux reproches à faire à cet intérieur. Tout d’abord, nous avons observé une certaine lenteur des systèmes d’infotainment. On est loin de la réactivité d’un smartphone et cela rend donc l’usage un peu pénible. Idem au niveau du i-Cockpit qui aurait mérité une meilleure fluidité. Peut-être qu’une future mise à jour améliorera ce point.

Peugeot 208 (2019) GT-Line, intérieur.

Ensuite, le détail qui m’a chagriné c’est l’emplacement du commutateur de régulateur/limiteur de vitesse, qui est totalement masqué par le volant et un peu proche du commodo de clignotant. En outre, comme le verrez sur les photos, j’ai été surpris de la surpiqûre verte qu’on observe sur le tableau de bord mais pas forcément sur les sièges selon la finition. Le vert étant la seule couleur disponible, cela donne des résultats étranges selon la couleur extérieure. Enfin, malgré la présence des compteurs en position haute, un affichage tête à haute aurait pu être appréciable.

Sur les routes de Comporta

Peugeot 208 (2019) GT-Line, Jaune Faro.

C’est donc dans la région de Comporta, que Peugeot nous a invité à découvrir le comportement de son fer de lance. Lors de ce test, nous avons pu prendre le volant de la version Puretech 130ch essence, de la BlueHdi 100ch et enfin une petite boucle avec une pré-série de E-208 de 50kw (136ch).

Peugeot 208 (2019) Allure BlueHdi.

La position de conduite est bonne et on ne sent pas à l’étroit. Au démarrage, le 3 cylindres Puretech 130 se fait un peu entendre dans un son plutôt quelconque. Dans notre version d’essai, il était accouplé à la boîte automatique Eat8 (unique sur le segment). Malheureusement cette boîte ne m’a pas convaincu, la trouvant parfois lente et un peu brutale au passage de rapport. Sur ce point, la boîte EDC de sa concurrente française m’a semblé plus efficace.

Peugeot 208 (2019) GT-Line et Allure.

Pour ce qui est du moteur, il possède un agrément plutôt sympa et souffle bien à bas régime (couple de 230 Nm à 1750 Tr/Min), proposant même une sonorité métallique dans les tours. Mais qu’on ne s’y trompe pas,  nous ne sommes pas sur un moteur sportif non plus. Sur le trajet nous ramenant à l’aéroport, principalement autoroutier, aux limites légales, nous avons obtenu une consommation de 7l/100km.

Le moteur diesel BlueHdi, surtout proposé pour les flottes, propose un bon couple à bas régime (250 Nm à 1750 Tr/Min) et une très faible consommation. Il était accouplé à la boîte manuelle 6 rapports au guidage et verrouillage agréable, plus que la Clio 5 essayée en juin. Balle au centre donc.

Peugeot 208 (2019) GT-Line, profil.

Au niveau du châssis, je vais faire comme mes confrères et vous dire que c’est du Peugeot. La tenue de route est, sans surprise, très bonne. Et la principale qualité de ce châssis, c’est son confort. Peugeot a réussi à trouver le compromis pour proposer un très bon amortissements des chocs tout en conservant une tenue de route dynamique. La voiture, bien que réglée sous-vireuse, accroche fort, et il faut vraiment rouler déraisonnablement pour faire décrocher l’avant. Les aspérités sont parfaitement gommées et la voiture ne semble jamais trop souple. Cependant, la finition GT Line atténue quelque peu ce confort en chaussant des jantes de 17 pouces et des Michelin pilotsport 4 en 205/45. Avec ces grandes roues, des percussions apparaissent. Mais tout cela est largement  tolérable, surtout que la mousse des sièges possède elle aussi une bonne consistance. Bref, avec cette nouvelle 208, traverser la France ne sera pas un calvaire, loin de là.

Peugeot 208 (2019) GT-Line, face avant.

A la conduite, difficile de prendre la voiture en défaut. On pourra néanmoins regretter un manque de fermeté au niveau de la direction. Hormis cela, cette voiture est bien née et ne vous décevra pas.

Peugeot E-208

Peugeot e-208 (2019) blanc.

Petit aparté à propos de la très attendue e-208. Visuellement, on observe peu de différences avec une 208 thermique. C’est la volonté de Peugeot qui souhaite que le client puisse choisir sa motorisation essence, diesel ou électrique sans avoir à choisir un look. La petite différence s’observera au niveau des passages de roue noirs, obligatoire sur l’électrique qui possède des voies élargies. Grâce à la nouvelle plate-forme CMP conçue avec cette motorisation électrique dès le départ, Peugeot a pu placer les batteries dans le plancher et ainsi abaisser le centre de gravité sans empiéter sur le volume de coffre. Bon point pour le comportement routier. Nous ne pourrons malheureusement pas en juger sur la courte boucle proposée.

Peugeot e-208 (2019) ,intérieur.

Par contre, on a pu voir ce que donnait ce moteur électrique, et c’est particulièrement probant. Les 250nm de couple déboule dès le démarrage et vous propulse vivement ! Pour rappel le 0 à 100 km/h est donné pour 8,1s, pas mal pour 136ch et 1450kg. Sur les démarrages “pressés”, l’antipatinage s’affole quelque peu et vous rappelle que les pneus ont fort à faire pour passer la puissance au sol.

Une version qu’on risque de croiser en grand nombre dans les rues tant l’offre paraît alléchante. Donnée pour 350km WLTP d’autonomie, elle pourrait séduire de nombreux foyers cherchant une petite voiture pour le quotidien (pour rappel le trajet moyen domicile-travail en France est de 26km).

On achète ou pas ?

Peugeot 208 (2019) GT-Line, arrière au coucher de soleil.

Difficile de trancher complètement, mais soyez sûr que la bataille avec la Clio va être rude. La 208 est bourrée de qualité, et malgré un prix affiché plus élevé à équipement équivalent, elle saura séduire.

D’ailleurs, au jeu du prix, sachez que pour les LOA (60% des ventes actuelles sont en LOA), la mensualité n’est pas plus élevé que la Clio 5, dû à une valeur résiduelle plus élevé sur la 208 quand vient l’heure de la rendre.

Reste une (grande) question : quid de la GTI ? La réponse est tombée et les responsables de Peugeot nous ont avoué l’abandon du projet il y a quelques mois, en raison des nouvelles normes d’émission de CO2, intenable en thermique. Mais ne vous découragez pas trop vite car après une discussion plus poussée et quelques verres, nous avons pu apprendre qu’une version sportive va bien voir le jour ! Le nom GTI va donc disparaître mais la 208 aura une déclinaison Sport Engineered comme sa grande sœur 508 (sortie prévue pour 2020). Et honnêtement, après avoir essayé la e-208, même si on regrettera à coup sûr la sonorité des moteurs thermiques, la poussée d’un moteur électrique ravira les amateurs de sport, j’en suis convaincu. Reste désormais à attendre sa sortie.

Et vous, dites nous en commentaire ce que vous pensez de cette 208 et de sa future version sport électrique ?

 

 

Peugeot 208 (2019) GT-Line Jaune Faro.

 

A propos de l'auteur

Jordan Prot

Jordan Prot

2 commentaires

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  • Oh, ça n’arrive à personne de monter le Turini sur la réserve ;-). L’avantage de l’électrique c’est que sur la descente tu remplis de nouveau la batterie. Attendons de voir ce que Peugeot annoncera !

  • Ce que j’en dis de la version sport électrique … comment refaire le plein au pied du Turini ??? Cf notre virée de Juin dernier avec les RS quasiment à sec 😉
    Sinon je l’a trouve magnifique cette nouvelle 208, bien plus désirable que la Clio 5. Merci pour l’article.