Lotus Technology : Chinoiseries électriques…
Actualité Lotus

Lotus Technology : Chinoiseries électriques…

Lotus Technology
Lotus Technology

Sans tambours ni trompettes, Lotus Group a annoncé la création d’une nouvelle filiale, Lotus Technology. Cette nouvelle branche sera basée en Chine, son siège social sera localisé à Hangzhou (capitale de la province du Zhejiang) et son usine à Wuhan (capitale de la province du Hubei). Lotus Technology aura pour mission des développer et produire des véhicules électriques réservés au marché chinois. Geely, propriétaire de Lotus, a de grandes ambitions puisque pas moins de quatre modèles sont prévus en quatre ans ! L’extravagant Dany Bahar est battu… Ainsi deux SUV, une berline et une sportive sont attendus, afin d’atteindre une production de 150 000 voitures par an !

Qui dit développement économique étranger sur le sol chinois, dit obligatoirement joint-venture. C’est le cas ici puisque l’on trouve au côté de Lotus Group la constructeur NIO, spécialisé dans le développement et la production de véhicules électriques depuis 2014. Le fondateur de NIO, William Li Bin siègera au conseil d’administration de Lotus Technology, dont le boss est Feng Qingfeng, homme du sérail de Li Shu Fu, le fondateur de Geely.

Lotus Technology
Lotus Technology

Lotus Technology ne se présente pas comme un nouveau Youngman Lotus, qui proposait des Proton rebadgées en Chine, le malaisien Proton étant à l’époque propriétaire de Lotus. Résultat de cette association, des voitures pour le marché chinois « vulgairement » rebadgées Lotus, sans ADN du constructeur anglais. Souvenez vous du SUV Youngman Lotus T5 (lire ici), reposant sur une plateforme Proton Gen-2 et proche du Concept Lotus APX développé par Lotus Engineering, filiale R&D de Lotus Group. Vous suivez bien ?

Cette fois ci, Geely a décidé d’être beaucoup plus pragmatique et s’appuiera directement sur son partenaire NIO pour le développement des deux SUV, Type 132 et 134 attendu respectivement en 2022 et 2024. Ainsi, avec l’expérience acquise avec l’EP9 (1 MW soit 1 360 ch, lire ici), NIO a dans sa gamme les SUV compact ES6 (400 kW soit 544 ch) et SUV familial ES8 (480 kW soit 644 ch) qui pourraient être facilement upgradés pour Lotus Technology. Une berline électrique est également au programme, la Type 133, pour 2023. Ces trois modèles sont destinés uniquement au marché de l’empire du milieu.

Lotus Technology
Lotus Technology

La nouvelle Emira (lire ici) étant la dernière Lotus à propulsion thermique, l’avenir des sportives d’Hethel s’écrit en électrique. La future Elise EV, Type 135, partagera sa plateforme avec la future Alpine A110 EV (lire ici), prévue pour 2025 et qui sera produite à Dieppe. Qu’en sera-t-il pour l’Elise EV ? Produite à Hethel ou en Chine, à Wuhan, dont l’usine sera entourée d’une piste dédiée aux voitures autonomes (16 virages, vitesse maxi 230 km/h) ? Car aujourd’hui, la production de l’Emira occupe intégralement l’usine d’Hethel. Il faudra donc un nouveau site de production pour l’Elise EV Type 135. Le projet d’un site dans le Norfolk est il encore d’actualité, sachant que NIO peut accueillir une production de 5000 voitures par an.

Lotus Technology
Lotus Technology

Lotus ne s’est jamais caché que d’autres constructeurs utiliseraient la plateforme de l’Elise EV. NIO, avec son hypercar EP9, s’est – dès le début – affiché comme une marque sportive. L’optimisation d’un site Lotus Technology/NIO aurait le mérite de faire baisser les coûts malgré les petits volumes de production de l’Elise EV, qui serait exportée dans le reste du monde par Lotus Cars, Lotus Technology se réservant le marché intérieur chinois.

Source CP Lotus

A propos de l'auteur

Pierre Henri Brautot (@PH_Brautot)

3 commentaires

Cliquer ici pour poster votre commentaire
  • Les Lotus « chinoises » sont prévues pour le monde entier et non pas réservé à la Chine
    Le concessionnaire historique en France, attend le SUV pour mi 2022

    Lotus voulant devenir le Porsche, il doit hélas passer par des véhicules à fort volume pour développer sa future Élise EV

  • Bonjour Seb,

    Merci de votre message.
    Le cas de Volvo est particulier car la marque fait déjà parti du groupe Geely et reste dans ce conglomérat chinois. De plus, Volvo devient propriétaire de l’outil de production (usines) mais son capital reste détenu par Geely.
    A titre indicatif, le Groupe Renault vient de quitter son co-partenaire Dongfeng pour signer en 2021 un accord de co-entreprise avec avec Geely.

  • “Qui dit développement économique étranger sur le sol chinois, dit obligatoirement joint-venture.”

    J’avais cru comprendre que ce n’était plus le cas.

Nous twittons, suivez-nous