Avant que les moteurs ne hurlent en chœur pour le départ de la 94ème édition des 24 Heures du Mans, Peugeot s’est offert une parade, un moment hors du temps entre 1926 et 2026. Vingt voitures. Cent ans d’histoire résumés en quelques tours de piste. Le circuit de la Sarthe retient son souffle.
Un siècle convoqué sur le bitume
En 1926, les premières 174S du Lion s’élançaient sur le circuit sarthois pour ce qui s’appelait encore le « Grand Prix d’Endurance de 24 Heures ». Cent ans, jour pour jour. La date n’est pas anodine, elle est vertigineuse. Et Peugeot a choisi de la célébrer avec le faste qui s’impose : une grande parade réunissant 20 véhicules Peugeot de course et de série ayant marqué l’histoire du Lion, organisée le samedi 13 juin avant le départ de la course.


Le plateau est à couper le souffle. Aux côtés de modèles de série emblématiques qui ont traversé les décennies, on retrouve les machines de légende qui ont écrit les plus belles pages de la marque au Mans. La 905 (lire ici), victorieuse deux années de suite en 1992 et 1993, et la 908 HDi FAP, qui arracha une victoire historique en 2009 grâce à la technologie diesel, défilent devant une foule surchauffée par le soleil. Ces voitures ne sont pas de simples trophées de musée, ce sont des symboles vivants, des preuves en acier et carbone que le Lion a mordu, et fort.




Des volants pour l’Histoire
Ce qui distingue une parade ordinaire d’un événement mémorable, c’est bien souvent qui tient le volant. Et sur ce point, Peugeot n’a pas fait dans la demi-mesure. Plusieurs personnalités ont pris le volant pour l’occasion dont Pierre Fillon, Président de l’ACO, au volant de la 908. Mais la présence la plus chargée d’émotion reste sans doute celle d’Éric Hélary, au volant de la 905, lui qui avait participé aux heures de gloire de la marque sur ce même circuit.

Voir un homme de cet âge d’or reprendre le volant d’une machine qui a jadis dominé Le Mans a quelque chose de profondément émouvant. C’est ça, Le Mans. Ce n’est pas seulement une course. C’est une transmission.

Le Lion, de la 905 à la 9X8
Aujourd’hui, Peugeot totalise 44 participations aux 24 Heures du Mans, en tant qu’équipe officielle ou motoriste. Un bilan impressionnant, porté par trois victoires majeures qui résonnent encore. La parade vient rappeler ce poids de l’histoire à un moment particulièrement symbolique : depuis 2023, la 9X8 (lire ici) incarne cette passion pour l’épreuve mythique, emblématique de l’histoire et de l’engagement de la marque. Et pour bien marquer l’occasion, le département design de Peugeot a imaginé une pastille spéciale centenaire, apposée sur les deux 9X8 engagées en course au Mans, cette année 2026.

Car si la parade célèbre le passé, elle pointe aussi résolument vers le présent. La #93 est confiée à Nick Cassidy, Paul Di Resta et Stoffel Vandoorne ; la #94 aligne Loïc Duval, Malthe Jakobsen et Théo Pourchaire, le jeune Français originaire de la région, qui disputera sa première Hypercar au Mans avec une émotion à fleur de peau. Il confie : « En tant que Français, courir au Mans sur une voiture française, qui plus est pour le centenaire de la marque… ça met un peu de pression. J’aimerais tellement faire un beau résultat pour Peugeot et pour tous les fans qui vont nous suivre. »

Plus qu’une course, une fête
Entre compétition et expériences de marque, ce week-end a permis de renforcer le lien entre Peugeot, ses invités et le public, dans un cadre unique où héritage et innovation se sont rencontrés. La semaine entière avait d’ailleurs été pensée comme une célébration : depuis le mardi 9 juin, la nouvelle e-208 GTi (lire ici) était exposée dans le village des constructeurs.
La parade du centenaire restera, quels que soient les résultats de la course, l’un des moments les plus forts de cette semaine mancelle 2026. Parce qu’elle a su faire quelque chose de rare : suspendre le temps. Le temps d’un tour de circuit, les années 1990 et les années 2020 se sont croisées sur le même asphalte, sous le même soleil de juin, devant le même public passionné. Peugeot n’a pas seulement défilé, la marque a rendu hommage à un siècle de passion partagée.

Puis les moteurs ont repris leur droit. Et la course a commencé.
Crédit photos @Raphaël Dauvergne (RaphCars)






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