Bye Bye 2014 : Un an d’essais…

12 mois, 13 essais. Une année bien remplie en ce qui me concerne. Et pour finir un petit article pour décerner ma ou mes préférences. Retour sur les découvertes 2014 dans l’ordre croissant pour finir par celle à qui je décernerai le titre honorifique de sportive de l’année de “Pip’s” (mon surnom 🙂 ).

Pour ceux qui auraient eu la bonté de lire ma prose cette année, vous aurez compris que je suis plus attiré par une sportive brute de fonderie que par une auto « bien sous tout rapports ». Cependant les différentes prises en main ont quelque peu bouleversé ma vision de la voiture de sport. Non pas que je renie mes préférences, et pour preuve j’en veux que malgré toutes ses autos, je suis toujours aussi amoureux de ma vieille Elise, mais il est évident que les constructeurs ont réussi dans certaines occasions à rendre leurs fers de lance aussi passionnants à mener à la baguette que faciles à vivre au quotidien.

Il y a cependant quelques loupés. En premier lieu, je mettrai la Peugeot 208 GTi (la standard, car pour la 30th il faudra attendre quelques semaines début 2015…). Élevé au biberon sochalien, j’attendais il est vrai beaucoup de celle qui se présentait comme la descendante de la mythique 205 GTi. Au final, une petite citadine nerveuse et efficace mais qui oublie l’essentiel : le plaisir. La faute en grande partie à une direction totalement inerte.

Peugeot 208 GTi

Peugeot 208 GTi

La Renault Clio RS200 EDC n’est pas non plus la digne héritière de la lignée. Cependant elle réussit à présenter un double visage : aussi facile au quotidien que la 208, un peu plus amusant quand vient le temps des virages. Mais le design rentré dans le rang autant que ce côté bon élève visent clairement une nouvelle clientèle que celle férue d’arsouille.

Renault Clio RS 200 EDC

Renault Clio RS 200 EDC

Dans cette même catégorie des déceptions, il y a pourtant une vraie sportive à l’ancienne : la Mitsubishi Lancer Evo X. Dans ce cas la déception de vient pas des capacités sportives, au contraire. Dans ce domaine la japonaise s’avère toujours redoutable. Capable d’enrouler les courbes de façon ahurissante quel que soit l’état de la chaussée, elle concilie efficacité et plaisir comme le faisaient les autos des années ’90. Malheureusement elle présente aussi un habitacle de cette même époque. Difficile à justifier au moment de faire un chèque équivalent à ce que demande la concurrence pour des autos plus d’actualité. Il s’agit encore et toujours d’une voiture de passionnés.

Mitsubishi Lancer Evo X

Mitsubishi Lancer Evo X

Avec la Skoda Octavia RS220 on arrive au compromis idéal pour le bon père de famille ne voulant pas investir une fortune dans une auto sympathique tout en préservant sa capacité à déplacer une famille standard. Pas vraiment excitante, la Skoda s’est avérée malgré tout bonne à tout faire. Reste que malgré toutes ses qualités, je n’ai pas réussi à la vendre à ma femme comme voiture familiale.

Skoda Octavia RS

Skoda Octavia RS

Histoire de démontrer que je n’ai pas perdu toute subjectivité, je mettrai aussi la RSQ3 de chez Audi dans la catégorie des voitures qui ne m’ont pas emballé. Alors certes l’habitacle est irréprochable, aussi bien fini qu’agréable et ergonomique, certes le moteur pousse comme un damné et le châssis n’est pas en reste. Mais je persiste et signe : on ne joue pas au tennis en escarpins ! Une voiture aussi haute, grosse et pataude ne devrait pas être travestie en sportive. Et ce n’est pas le fait que cette hybridation soit réussie qui me fera changer d’avis !

Audi RS Q3

Audi RS Q3

Les qualités de la RSQ3 se retrouvent quelque part dans la dernière TT. Efficace et rigoureuse, elle manque malgré tout de ce grain de folie qui me fait aimer une voiture. Le dynamisme est cependant meilleur dans le coupé Audi, globalement plus réussi que ce que je veux le faire croire. Mais j’ai été déçu du fait que la marque aux anneaux la fasse passer pour plus sportive qu’elle ne l’est véritablement avec des artifices tels le sound system moteur. Palme malgré tout à l’ergonomie avec son virtual cockpit, une franche réussite.

Audi TT 2.0L TFSI 230 ch

Audi TT 2.0L TFSI 230 ch

A l’exact opposé de la RSQ3, on trouve la Mazda Mx-5 NC. Dans la version d’entrée de gamme la voiture n’impressionne pas par ses accélérations (bien que Mr le gendarme avec ses jumelles m’ait certifié le contraire pendant mon essai…). Mais tout est pur plaisir à son volant : agile et pas avare en sensations, elle devrait être le passage obligatoire pour tous ceux qui cherchent la sportive abordable. Je ne suis pas objectif là non plus, mais l’essayer c’est l’adopter. Vivement la 4è génération qui devrait se montrer encore plus ludique avec sa taille encore réduite.

Mazda MX-5 1.8L Soft Top

Mazda MX-5 1.8L Soft Top

Restons au Japon avec la Subaru WRX STI. Bien qu’un peu trop encombrante pour les routes à virages auxquelles elle semble se destiner de par son histoire, la Sub fait véritablement la différence avec sa concurrente directe qu’est la Mitsubishi. Plus moderne, plus pratique et mieux finie, elle est bien dans son temps au niveau de la présentation. Cependant elle garde son côté roots au niveau du comportement, tant châssis que moteur. Le 4 cylindres à plat a toujours sa sonorité caractéristique et avec les quelques réglages de différentiels, le plaisir du pilotage reprend droit de citer.

Subaru WRX STI

Subaru WRX STI

Trois petites sportives se sont livrées à un duel au couteau dans ma tête. La Citroën DS3 Cabrio Racing tout d’abord. Plutôt réussie esthétiquement, je craignais d’avoir affaire à un clone de la 208. Mais la surprise fut agréable avec une direction servant un châssis efficace à défaut d’être joueur et un moteur qui n’a pas oublié de chanter. La possibilité de rouler la tête au soleil s’est avéré un plus non négligeable dans le plaisir dispensé.

Citroën DS3 Cabriolet Racing

Citroën DS3 Cabriolet Racing

Dans le même registre l’Abarth 595 Competizione m’a beaucoup plus aussi. Craquante à l’extérieur, charismatique à l’intérieur, elle sait jouer de ses charmes italiens. Et au moment de lancer la cavalerie, non seulement elle répond présent mais elle le fait avec des vocalises du plus bel effet. Ne serais-ce un châssis trop scotché au sol, elle aurait pu remporter le duel de ce que j’appellerai les « descendantes des mini GTi de ma jeunesse », comprenez les 106 S1 et autres Saxo VTS.

Abarth 595 Competizione

Abarth 595 Competizione

Mais c’est finalement à la Ford Fiesta ST que revient ce titre honorifique. Aussi performante que les deux précédentes, elle prend l’ascendant dès qu’il s’agit d’enrouler des virages. Dans ces moments d’arsouille elle se montre bien plus joueuse que les deux autres avec un train arrière qui ne demande qu’à glisser sans pour autant devenir piégeur. Une réussite pour se faire plaisir. Dommage que la plastique ne soit pas au diapason. Mais pour reprendre les paroles d’un sage homme, mon père, me faisant profiter de sa grande expérience : “un joli visage est agréable, mais c’est pas avec ça qu’on rigole”. N’empêche que c’est peut-être sur le physique que la Ford perd le podium.

Ford Fiesta ST

Ford Fiesta ST

Juste avant le podium, c’est la reine des GTi depuis plusieurs années qui échoue à la quatrième place. La Renault Megane RS n’a pas démérité, faisant preuve d’une rage et d’une efficacité bluffantes. Mais à la croisée des mondes entre coupé et berline, elle n’est ni assez jolie pour la première catégorie, ni assez pratique pour la seconde. Elle reste cependant une auto d’exception qui fait du moindre trajet virevoltant un terrain de jeu. Son moteur s’avère explosif, ce qui est très amusant les premiers jours, mais comme souvent avec ce type de mécanique, on se fait à la puissance et ce côté jouissif se tarit au fil des jours et de la routine qui s’installe.

Renault Megane RS 2014

Renault Megane RS 2014

Vient donc maintenant le temps des récompenses !

En troisième position, la BMW 435i Gran Coupe. Forcément, après mon introduction, cela paraît peut-être étonnant de mettre sur le podium une auto qui n’est, de l’aveu même du constructeur, pas véritablement une sportive. Mais au-delà de son habitacle qui est peut-être le plus agréable, elle allie une ligne magnifique, une boite idéale dans tous les types de conduite et un moteur puissant et chantant juste comme il faut. Et il ne faut pas la forcer beaucoup pour l’emmener dans une séance de drift des plus jouissives.

BMW 435i Gran Coupé

BMW 435i Gran Coupé

Pour les deux premières places j’ai longtemps hésité, mais au final j’assume mon manque de courage en proclamant deux gagnantes !
D’un côté un coupé grande diffusion affublé d’un petit moteur surgonflé, de l’autre une citadine 4×4 délurée avec un moulin à la puissance inédite dans cette catégorie. Audi S1 et Peugeot RCZ-R n’ont pas grand-chose en commun mais l’une comme l’autre donne l’impression que jamais le plaisir ne disparaîtra à leur volant. La première impression que ces deux autos donne est d’être une honnête sportive, performante comme il faut, efficace comme il se doit. Mais au fil de la découverte et des kilomètres à leur volant, on se prend à être de plus en plus impressionné par leur capacité à surpasser les attentes. La Peugeot dispose d’une direction fantastique et d’un look qui réconcilie avec les designers français, l’Audi est sexy comme les anciennes GTi avec ses ailes larges, son bouclier agressif et ses roues immenses, elle est en plus efficace et joueuse bien au-delà de ce que j’attendais d’une quattro.

Audi S1

Audi S1

Peugeot RCZ-R

Peugeot RCZ-R

P. Lagrange (@Philagrange)

Author: P. Lagrange (@Philagrange)

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