Essai DS N7 Long Range 245 : le numéro chance ?
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Essai DS N7 Long Range 245 : le numéro chance ?

DS N7 2026

Le DS 7 est mort, vive le DS N7 ou Numéro 7. Apparu en 2018, le premier véhicule développé à 100 % par DS Automobiles passe le flambeau à une toute nouvelle génération. Comme pour la DS N8, le grand SUV adopte la nouvelle nomenclature maison. Nous avons pris le volant de la version électrique Étoile Long Range de 245 chevaux, nantie d’une batterie de 97,2 kWh nets, dans l’arrière-pays niçois.

DS Numéro 7
Le DS N7 passe à la seconde génération

DS N7 : l’inspiration du DS Aero Sport Lounge

Pour comprendre le design du DS N7 (lire ici) – et forcément celui de la DS N8 (lire ici), il faut remonter à 2020, lorsque la marque premium dévoila le concept Aero Sport Lounge, un grand SUV coupé qui annonçait le style des futures productions de la marque. Après l’arrivée de la DS N8 (lire notre essai ici) l’an dernier, c’est au tour du grand SUV d’emprunter au concept bien plus que ne l’a fait la berline fastback. Les bases étant désormais posées, intéressons-nous au DS N7.

Le SUV adopte une nouvelle face avant bien plus personnelle que celle du précédent DS 7 (lire notre essai ici). On retrouve un masque noir brillant entre les signatures verticales, intégrant une calandre rétroéclairée. Les feux affinent leur trait et adoptent de petits points évoquant le motif « point perle », si cher à la marque.

Arrière DS 7 2026
À partir de la portière, un élément noir rend la ligne plus dynamique, mais attention… aux rayures !

Dans le bas du pare-chocs, les ingénieurs ont intégré des déflecteurs d’air qui s’ouvrent avec la vitesse pour canaliser le flux sous la caisse. Dans notre version d’essai Étoile, le SUV se chausse de jantes de 20 pouces (la gamme s’échelonne de 19 à 21 pouces). Le SUV peut recevoir en option un toit noir à 300 €, tandis que l’ajout du capot peint ou du biton étendu réclame 620 €. Mais le détail le plus étonnant reste l’ajout d’une pièce noire à l’arrière qui vient, selon DS, dynamiser la ligne en accentuant le profil fastback. À l’arrière, on retrouve la nouvelle signature lumineuse en forme de T, contribuant à l’aérodynamique globale.

Le DS N7 grandit…

Côté dimensions, le grand SUV premium s’allonge d’une dizaine de centimètres pour atteindre 4,66 m de long, 1,90 m de large et 1,63 m de haut. L’empattement profite de cette crise de croissance pour atteindre 2,79 m. Par conséquent, le français offre un volume de coffre confortable : il oscille entre 560 et 1 570 litres banquette rabattue. On apprécie la présence d’un double fond et, surtout, l’excellente impression d’espace. Malheureusement, on regrettera que Stellantis fasse une nouvelle fois l’impasse sur le frunk (coffre avant), une critique que l’on peut adresser à de nombreux cousins du groupe comme la DS N4 (lire notre essai ici).

À bord du DS N7 : enfin digne de son positionnement ?

Le DS N7 reprend intégralement le mobilier de la DS N8. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les assemblages s’avèrent mieux réalisés que sur la grande berline fastback. Un comble. On retrouve donc un écran d’infodivertissement flottant de 16 pouces et un combiné numérique de 10,25 pouces, complétés par un affichage tête haute.

La planche de bord est constituée de matériaux de qualité et bénéficie d’une finition soignée

L’écran central profite d’une belle qualité d’image et propose des raccourcis pratiques pour la climatisation à ses extrémités. Surtout, on sent que le constructeur a fait des efforts pour éradiquer les bugs. Son intégration dans le dessin global de la planche de bord est une réussite.

Une hausse de la finition sur le DS N7

L’habitacle met à l’honneur des matériaux de qualité axés sur le raffinement. De nombreux éléments sont recouverts de cuir ou d’Alcantara selon la finition, agrémentés d’inserts en aluminium brossé. On retrouve le travail du point perle ou le guillochage Clous de Paris. Enfin, le système audio FOCAL à 14 haut-parleurs offre une ambiance musicale très soignée. Les contre-portes ont également été améliorées par DS : le rendu râteau au toucher observé sur la N8 a totalement disparu pour laisser place à plus de douceur.

On a pesté contre la console centrale qui chauffe, DS corrige ce défaut sur le Numéro 7

Les sièges se montrent confortables et offrent de multiples réglages d’ajustement. Pour les amateurs de cocon thermique, le SUV propose la fonction chauffe-nuque, des assises chauffantes et ventilées, sans oublier le volant chauffant. Comme sur sa grande sœur, on retrouve ce fameux volant à branche en forme de croix.

Un volant qui prête au débat, alors que non…

Si la prise en main paraît déroutante au début, il s’avère ergonomique grâce à ses commandes satellites au centre. DS Automobiles a également écouté les critiques adressées à la DS N8 pour revoir la console centrale flottante : auparavant brûlante sous le soleil, elle bénéficie désormais d’un flux d’air dédié, tandis que le chargeur par induction gagne une fonction de ventilation. Si l’on ressent bien l’efficacité de l’air conditionné sur le mobilier, la ventilation du chargeur reste toutefois aux abonnés absents.

À l’arrière, grâce à l’empattement allongé et à la suppression du tunnel central, les passagers seront particulièrement à l’aise. Les assises et dossiers creusés offrent un excellent maintien. La garde au toit se montre agréable, même pour les gabarits de plus de 1,70 m : contrairement à la DS N8, le DS N7 offre davantage d’espace pour la tête, et ce malgré la présence du toit panoramique. Bref, si la finition peut varier selon les zones, l’assemblage, les matériaux et la présentation globale sont enfin à la hauteur des attentes de la catégorie.

Un SUV qui mise sur le multi-énergie

Le DS Numéro 7 opte pour une gamme multi-énergie s’étendant du micro-hybride au 100 % électrique. En entrée de gamme, on retrouve le 3 cylindres 1,2 L de 145 chevaux (dont nous reparlons plus bas). Les versions cœur de gamme seront représentées par les déclinaisons électriques traction de 230 et 245 chevaux. Enfin, une version 4×4 de 350 chevaux viendra coiffer la gamme d’ici quelques semaines.

Les jantes varient de 19 à 21 pouces

Sur la route : douceur et châssis affûté

Ce qui surprend d’emblée, c’est la sensation de cocon à bord. Les équipes de DS ont travaillé l’insonorisation en profondeur : matériaux isolants renforcés et vitrage feuilleté de série (à l’avant, à l’arrière et sur le toit panoramique).

Pour notre version Grande Autonomie, capable selon le constructeur de parcourir 740 km, DS nous a concocté un parcours varié avec de l’autoroute, montagne, nationales et traversées urbaines. Un éventail parfait pour tester ses capacités. Silencieux, le DS N7 se montre également très dynamique.

Surprenant, le SUV est plus dynamique que la DS N8

Sur les routes sinueuses de l’arrière-pays niçois, le SUV s’avère particulièrement plaisant à mener pour un véhicule électrique. En mode Sport, il est étonnamment réactif en sortie d’épingle : les 245 chevaux répondent présent et relancent la masse sans faiblir. Outre le mode Sport, le DS en propose trois autres, Éco, Confort et Normal. Chacun intervient sur la réponse de l’accélérateur, la fermeté de la direction et le calibrage des amortisseurs. Le mode Normal constitue le compromis le plus équilibré.

DS n’abandonne pas la suspension DS Active Scan Suspension, toujours de la partie. La caméra scrute l’état de la chaussée en temps réel pour adapter l’amortissement et garantir un confort optimal. Sur autoroute comme sur nationale, le DS N7 se montre performant et reposant. La promesse d’un SUV routier capable d’enchaîner les kilomètres sans fatiguer ses occupants est tenue.

DS N7

Sur notre boucle d’essai de 200 km, la consommation s’est révélée flatteuse avec une moyenne de 21,5 kWh/100 km en alternant les modes de conduite (avec à minima à 15 kWh/100 km en ville et 18 kWh/100 km sur autoroute, climatisation en marche).

Un mode One Pedal déroutant

Terminons par le freinage régénératif, qui propose deux fonctions : une gestion via les palettes au volant ou un mode One Pedal activable par un bouton sur la console centrale. Ce dernier se montre… déroutant. La pédale de frein se durcit brusquement comme bloquée au plancher, le niveau de régénération passe au maximum et s’adapte automatiquement au trafic en amont. Si le système n’est pas désagréable dans les bouchons, son feeling demande un temps d’adaptation.

Toujours pas de 800 volts pour le DS N7

Dans cette version E-Tense Long Range de 245 ch, le SUV embarque la plus grosse batterie de la gamme (97,2 kWh nets) pour une autonomie annoncée à 740 km. Néanmoins, Stellantis conserve une architecture 400 volts limitant la puissance de charge en courant continu à 160 kW. Le 20 à 80 % est annoncé en 27 minutes (comptez plutôt 30 à 35 minutes dans la réalité).

DS Numéro 7 2026

Pour la recharge à domicile ou sur borne publique, le SUV embarque de série un chargeur de 7,4 kW (11 kW en option), tandis qu’une option 22 kW intégrant la recharge bidirectionnelle V2L est également au catalogue.

Une offre hybride pour abaisser le ticket d’entrée

Si l’électrique ne vous convient pas, DS Automobiles conserve au catalogue le bloc 3-cylindres micro-hybride de 145 chevaux. Il permet de faire baisser le prix d’accès tout en conservant le même design extérieur. C’est un moteur qui manque toutefois nettement de souffle sur le réseau secondaire lors des relances.

Côté tarifs, la version d’entrée de gamme hybride 145 ch réclame 41 270 €. Notre version Étoile électrique de 245 ch débute à 50 610 € (hors prime CEE). En ajoutant les options ainsi que les packs Confort Absolu et Tech Absolu, l’addition de notre modèle d’essai grimpait à 77 520 €.

Bilan : le numéro chance ?

Le DS N7 gagne en personnalité et franchit un nouveau cap en matière de finition. A-t-il enfin les arguments pour lutter contre les ténors allemands ? Seuls les chiffres de ventes le diront. Mais ce nouveau DS N7 s’affirme déjà comme un SUV confortable, spacieux, bien dessiné et très agréable à conduire.

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GllmP

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